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CryptoLeaks: partout où les Américains ont écouté

Iran, Argentine, Égypte: grâce aux équipements d'une société suisse, la CIA et le BND ont intercepté des messages de nombreux États.

Le président Bill Clinton (centre), le premier ministre israélien Ehud Barak (gauche) et le leader palestinien Yasser Arafat marchent dans le parcn de Camp David, le 11 juillet 2000, au début du sommet du Moyen-Orient.
Le président Bill Clinton (centre), le premier ministre israélien Ehud Barak (gauche) et le leader palestinien Yasser Arafat marchent dans le parcn de Camp David, le 11 juillet 2000, au début du sommet du Moyen-Orient.
KEYSTONE

Cent trente pays ont acheté des dispositifs de chiffrement des communications à la société suisse Crypto AG. Parmi ses clients importants, on compte l'Iran, l'Irak, la Libye, l'Égypte, l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Chili, l'Argentine et l'Indonésie. On sait maintenant que les messages secrets de ces États étaient facilement déchiffrables par les services de renseignement occidentaux. «Le trafic diplomatique et militaire de nombreux pays importants du tiers-monde, mais aussi d'États européens (...) pouvait (...) être lu de façon quasi totale», écrit le Service de renseignement fédéral allemand. C'est ce qui ressort des documents dont disposent la chaîne de télévision publique allemande ZDF, l’émission «Rundschau» de la télévision alémanique et le «Washington Post». Cet espionnage massif jette un nouvel éclairage sur de nombreux événements historiques.

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