Daech dit avoir «libéré» des femmes

Offensive turqueL'État islamique affirme, dans un communiqué, avoir libéré des femmes détenues par les forces kurdes en Syrie.

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Le groupe État islamique (EI) a affirmé jeudi avoir «libéré» des femmes détenues dans le nord de la Syrie par les forces kurdes confrontées à une offensive du voisin turc.

Une unité «des soldats du califat» a attaqué mercredi un QG des forces kurdes près de la ville de Raqqa, «libérant un certain nombre de femmes musulmanes enlevées» par les combattants kurdes, selon un communiqué de l'EI diffusé sur les chaînes Telegram.

Le communiqué ne précise pas la nationalité de ces femmes ni si elles sont affiliées à l'EI.

Fer de lance de la lutte contre l'EI, vaincu en mars avec la prise de son dernier fief en Syrie, les forces kurdes retiennent des milliers de djihadistes et leurs familles dans des prisons et des camps dans le nord syrien.

Maintes fois, les autorités kurdes, mais aussi les pays européens, ont mis en garde contre une résurgence de l'EI à la faveur de l'opération d'Ankara.

Fin du «califat»

Dimanche, les autorités kurdes ont rapporté l'évasion de près de 800 femmes et enfants de djihadistes étrangers d'un camp de déplacés à Aïn Issa, situé à proximité de combats entre forces kurdes et supplétifs syriens pro-turcs.

Au moins trois Françaises qui étaient retenues ont été «récupérées» par des djihadistes de l'EI, selon des informations de proches transmises à leur avocate.

Quelques jours plus tôt, cinq djihadistes de l'EI se sont échappés d'une prison près de la ville de Qamichli (nord-est), selon les forces kurdes. La Belgique a ensuite confirmé la fuite de deux djihadistes belges.

Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les combattants kurdes, Mazloum Abdi, a annoncé mercredi le «gel» des opérations contre l'EI. Les FDS se contenteront d'opérations «défensives».

Durant les longues années de lutte contre l'EI, les FDS avaient bénéficié du soutien de la coalition internationale emmenée par Washington.

En mars, les forces kurdes ont proclamé la fin du «califat» des djihadistes, avec la conquête de leur dernier bastion de Baghouz. Depuis, les FDS traquent les djihadistes qui ont renoué avec la clandestinité et formé des cellules dormantes, notamment dans la province de Deir Ezzor (est).

Quelque 12 000 djihadistes de l'EI, des Syriens, des Irakiens mais aussi 2500 à 3000 étrangers originaires de 54 pays, sont détenus dans les prisons des Kurdes en Syrie, selon les autorités locales kurdes.

De plus, les camps de déplacés accueillent 12 000 étrangers, 4000 femmes et 8000 enfants de djihadistes parqués sous haute surveillance. (afp/nxp)

Créé: 17.10.2019, 15h48

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