Passer au contenu principal

Damas doit communiquer plus sur les victimes

L'ONU souhaite que le gouvernement syrien communique davantage avec les familles des disparus et des détenus.

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
AFP
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
Keystone
1 / 150

La commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a demandé mercredi au Conseil de sécurité de faire pression sur le gouvernement syrien pour qu'il communique aux familles des informations sur le destin des personnes disparues ou détenues. La guerre a fait 360'000 morts et des millions de déplacés.

Après une réunion informelle à huis clos avec les membres du conseil, le président de la commission a déclaré qu'il était crucial de pousser le régime de Damas à fournir des informations complètes, après que celui-ci a commencé ces derniers mois à notifier des décès.

«La question des détenus et des disparus ne devrait pas être traitée après la paix, mais maintenant», a plaidé Paulo Pinheiro, chef de la commission d'enquête indépendante et internationale.

En mai, la police militaire et l'armée ont fourni pour la première fois des informations aux bureaux d'Etat civil sur certains décès, permettant aux familles d'être enfin fixées sur le sort de leurs proches après des années d'incertitudes.

Organisme indépendant

«L'Etat commence à publier cette information, mais peu d'autres choses», a dit Hanny Megally, membre de cette commission chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme pendant la guerre. «Les familles ont le droit de savoir ce qui s'est passé, où sont les corps, d'obtenir des informations à ce sujet», a-t-il poursuivi. Un organisme international indépendant doit avoir accès à tous les lieux de détention afin de confirmer qui est toujours vivant, a-t-il ajouté.

Les efforts de l'ONU sont éclipsés par les diplomaties parallèles de la Russie et de l'Iran, alliés du régime syrien, ainsi que de la Turquie, soutien des rebelles, qui supervisent le processus de paix d'Astana initié en janvier 2017.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.