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La «dauphine» de Merkel attendra jusqu'en 2021

La dirigeante du CDU Annegret Kramp-Karrenbauer a réfuté l'idée de remplacer Angela Merkel avant la fin de son mandat.

Annegret Kramp-Karrenbauer, lors d'un meeting en 2017.
Annegret Kramp-Karrenbauer, lors d'un meeting en 2017.
Keystone

La dirigeante du parti conservateur allemand CDU et dauphine d'Angela Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer, a assuré ne pas vouloir remplacer prématurément la chancelière. Ce ne sera donc pas avant la fin de son mandat en 2021.

«La chancelière et le gouvernement ont été élus pour toute la législature et les citoyens s'attendent à juste titre à ce qu'ils prennent au sérieux l'engagement qui accompagne cette élection (...) Je peux donc exclure la possibilité que je travaille à un tel changement délibéré plus tôt», a affirmé Mme Kramp-Karrenbauer dans une interview à l'édition dominicale de «Die Welt».

Celle que les médias surnomment «AKK» a été portée début décembre à la tête des démocrates-chrétiens (CDU), suite au départ contraint de la présidence du parti de Mme Merkel, en incarnant cependant la continuité.

La chancelière actuelle a néanmoins à plusieurs reprises déclaré vouloir rester à son poste jusqu'aux prochaines élections législatives, en principe en 2021. Mais les médias allemands spéculent depuis plusieurs mois sur le fait que Mme Merkel puisse tirer sa révérence plus tôt.

Plusieurs options

Comme par exemple cet automne si son partenaire minoritaire de coalition, le parti social-démocrate SPD, aujourd'hui au plus bas dans les sondages, décide de claquer la porte. Ou encore plus tôt, dès les européennes fin mai en cas de net recul des conservateurs CDU. A l'automne encore, les partis du gouvernement pourraient également connaître un désaveu dans les urnes lors de scrutins régionaux, sous la poussée de l'extrême droite.

Si la CDU s'est légèrement droitisée sous l'impulsion de Mme Kramp-Karrenbauer, qui a notamment pris ses distances avec la politique migratoire de Mme Merkel, AKK a assuré que leur relation était «toujours très bonne, comme avant». Elle a cependant averti que la coalition avec les sociaux-démocrates devait connaître des ajustements après les européennes.

Différences nettes

«Nous avons une coalition qui ne s'est pas formée simplement et qui ne travaille pas toujours facilement ensemble», a-t-elle estimé. Sur plusieurs sujets, comme dernièrement les réponses à apporter à la crise au logement dans les grandes villes ou les mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique, des différences nettes sont apparues entre les deux partenaires de coalition.

Dans un sondage Insa paru samedi, les conservateurs sont crédités d'environ 28% des intentions de vote aux élections européennes contre 15% seulement pour les sociaux-démocrates et 19% pour les Verts.

(ats)

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