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Demirtas stoppe sa grève de la faim

Le leader pro-kurde protestait contre ses conditions de détention «inhumaines» en Turquie.

(Archives) Est-ce un signe d'apaisement sur le front kurde ? Le chef du principal parti pro-kurde de Turquie a annoncé vendredi soir qu'il mettait un terme à une grève de la faim entamée le matin même pour protester contre des conditions de détention «inhumaines». L'ouverture d'un dialogue avec l'administration pénitentiaire a été finalement possible.
(Archives) Est-ce un signe d'apaisement sur le front kurde ? Le chef du principal parti pro-kurde de Turquie a annoncé vendredi soir qu'il mettait un terme à une grève de la faim entamée le matin même pour protester contre des conditions de détention «inhumaines». L'ouverture d'un dialogue avec l'administration pénitentiaire a été finalement possible.
AFP
Le ministre allemand des affaires étrangères Sigmar Gabriel: «Celui qui dépasse les limites ne doit pas croire qu'il peut propager ses vues politiques chez nous.» (18 mars 2017)
Le ministre allemand des affaires étrangères Sigmar Gabriel: «Celui qui dépasse les limites ne doit pas croire qu'il peut propager ses vues politiques chez nous.» (18 mars 2017)
AFP
Le parlement turc vote le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Le projet de révision constitutionnelle doit encore être soumis à référendum. Le texte, qui comporte 18 articles, a obtenu 339 voix, soit neuf de plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour que la réforme soit soumise à la consultation populaire. Cette réforme constitutionnelle permet de transfèrer au président le pouvoir exécutif qui jusque-là appartenait au premier ministre, dont le poste disparaît (21 janvier 2017)
Le parlement turc vote le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Le projet de révision constitutionnelle doit encore être soumis à référendum. Le texte, qui comporte 18 articles, a obtenu 339 voix, soit neuf de plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour que la réforme soit soumise à la consultation populaire. Cette réforme constitutionnelle permet de transfèrer au président le pouvoir exécutif qui jusque-là appartenait au premier ministre, dont le poste disparaît (21 janvier 2017)
AFP
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Le chef du principal parti pro-kurde de Turquie a annoncé vendredi soir qu'il mettait un terme à une grève de la faim entamée le matin même pour protester contre des conditions de détention «inhumaines». L'ouverture d'un dialogue avec l'administration pénitentiaire a été finalement possible.

Selahattin Demirtas, co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), en détention depuis novembre, avait annoncé la veille vouloir démarrer une grève de la faim pour dénoncer les «pratiques illégales et inhumaines» dans la prison d'Edirne (nord-ouest).

D'autres détenus kurdes y avaient déjà commencé une grève de la faim le 25 février, à laquelle ils ont également décidé de mettre un terme vendredi après l'ouverture d'un dialogue et des «promesses» par la direction de résoudre les problèmes existants, selon un communiqué diffusé par le HDP. Le texte a été signé par les «prisonniers politiques» d'Edirne.

Il risque 142 ans de prison

Selahattin Demirtas s'est «réjoui» vendredi dans un communiqué séparé que cette opération se soit conclue avec «des engagements mutuels et bien intentionnés». Aucun détail n'a été donné sur les discussions qui se sont tenues. Outre Edirne, plusieurs prisonniers kurdes ont récemment entamé des grèves de la faim dans les prisons d'Izmir (ouest) Ankara et Van (est) pour protester contre leurs conditions de détention. Selon le HDP, une centaine de «prisonniers politiques» étaient en grève de la faim vendredi, dont certains dans des états de santé «critiques».

Le charismatique chef de file du HDP est visé par des dizaines de procédures judiciaires et risque notamment 142 ans de prison dans le cadre d'un procès où il est accusé de «diriger une organisation terroriste» et de faire de la «propagande terroriste». Les autorités turques accusent le HDP d'être la vitrine politique des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée «terroriste» par Ankara, Washington et Bruxelles.

(ats)

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