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Il dénonce le mauvais état des routes avec des fleurs

Exaspéré par la prolifération des nids de poule dans la capitale belge, un Bruxellois s'est mis à les reboucher en y plantant des fleurs. Objectif: limiter les blessures et éveiller les consciences.

A Bruxelles, Schuurmans rebouche les nids de poule en y plantant des fleurs.
A Bruxelles, Schuurmans rebouche les nids de poule en y plantant des fleurs.
DR/ Twitter

Pour dénoncer le mauvais état des routes bruxelloises, un homme a trouvé une manière bien originale: repérer les nids de poule et les reboucher avec des fleurs.

«Je voulais dénoncer d’une manière positive et ludique le mauvais état des rues, pistes cyclables et trottoirs de Bruxelles», explique l’Anton Schuurmans, l'auteur de l'action dans un article publié par nos confrères de lalibre.be . «Les politiciens dégagent des millions pour de grands projets comme le musée Citroën, mais il semble manquer d’argent pour la réparation des routes supposée améliorer le confort quotidien des Bruxellois»

Dans une vidéo postée sur son compte Twitter, on le voit entrain de reboucher des nids de poule en y plantant des fleurs.

Tijd om #flowerpotholes te lanceren in Brussel! pic.twitter.com/V2Kf5MyG3k— Anton Schuurmans (@AntonSchuurmans) 19 mars 2018

Eveiller les consciences

La Belgique n’est pas réputée pour la qualité de ses routes. En témoigne le rapport du Forum Economique mondial qui plaçait en décembre dernier le pays en 46e place sur un total de 137. C'est donc pour éveiller les consciences face à la prolifération des nids de poule que le Bruxellois a entrepris l'initiative qui est loin d'être nouvelle.

Si l'on attribue à la Belgique, et plus particulièrement à la Wallonie, le statut, peu enviable, de région aux routes les plus mal entretenues, le phénomène dépasse les frontières belges. C'est ainsi qu'en 2014 déjà des citoyens s'étaient mués en jardiniers urbains pour offrir un nouveau visage aux cavités des rues, soulignent nos confrères.

«J'ajuste à chaque fois le type de fleurs au trou»

«J'ajuste à chaque fois le type de fleurs au trou» explique Anton Schuurmans. «Je ne place pas de fleurs trop hautes dans les rues pour ne pas effrayer les automobilistes, et je ne plante jamais au milieu d'une piste cyclable.»

«D'une personne âgée qui se tord la cheville sur un trottoir à un cycliste chutant à cause d'un trou profond, je ne compte pas le nombre de personnes blessées l'année dernière à cause du mauvais état des infrastructures.»

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