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Désarmement: les USA claquent la porte

Mardi, le diplomate américain, que Caracas accuse de violer les règles, a quitté la salle au début de la présidence vénézuélienne.

L'ambassadeur vénézuélien ce mardi 28 mai à Genève.
L'ambassadeur vénézuélien ce mardi 28 mai à Genève.
Keystone

«C'est un jour triste non seulement pour la Conférence sur le désarmement (CD), mais aussi pour les Vénézuéliennes et les Vénézuéliens», a affirmé devant la presse l'ambassadeur américain Robert Wood (notre photo Keystone ci-dessous) qui réclame depuis des mois que cette présidence soit assurée par un représentant du président autoproclamé Juan Guaido. Selon lui, toutes les décisions qui pourraient être prises seront «absolument sans légitimité» parce que portées par le gouvernement «illégitime» de Nicolas Maduro.

Pour les Etats-Unis, «c'est une grande affaire» de ne pas siéger dans une instance internationale pour défendre ses intérêts. Mais M. Wood affirme que la présidence vénézuélienne «détériorera encore la situation» des blocages persistant depuis des décennies à la CD.

A ses yeux, son pays n'a d'autre choix que de boycotter pour un mois l'instance au risque de la fragiliser, sauf s'il doit s'opposer à des décisions contraires à la politique américaine en matière de désarmement. L'ambassadeur a en revanche affirmé que les Etats-Unis n'allaient pas se retirer de manière permanente de la CD.

Caracas content

Mardi, M. Wood a refusé de s'exprimer devant la séance plénière parce qu'il était relégué à la fin de la liste des intervenants. Outre les Etats-Unis, les pays du Groupe de Lima qui reconnaissent M. Guaido n'ont pas non plus assisté à cette première réunion sous la présidence de Caracas.

De son côté, l'ambassadeur vénézuélien Jorge Valero a déployé ses armes contre Washington. Dans son projet de discours qu'il a dû modifier, il partait du principe que les Etats-Unis parleraient devant les autres pays et anticipait des reproches fermes. Il demandait aux ambassadeurs d'éviter «tout langage inapproprié et qui n'est pas diplomatique».

Devant la presse, il a estimé que le Venezuela avait «battu» les Etats-Unis étant donné le nombre de pays qui se sont exprimés. Jorge Valero les a accusés de violer les règles en tentant de détourner l'instance pour imposer «des opinions en faveur de coups d'Etat». Le gouvernement de Nicolas Maduro reste celui qui est reconnu par les Nations Unies. «L'ONU fait ce qu'elle veut», rétorque M. Wood. Mais pour des dizaines d'Etats, seul M. Guaido est légitime, a-t-il affirmé.

(ats)

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