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SyrieLes incursions aériennes russes en Turquie très «dangereuses»

L'Otan a jugé lundi «extrêmement dangereuses» les incursions de l'aviation russe en Turquie. Pour Moscou, l'avion n'a survolé que «quelques secondes» le territoire turc.

Le siège de l'OTAN à Bruxelles.
Le siège de l'OTAN à Bruxelles.
Reuters

Les 28 pays de l'Alliance atlantique, réunis en urgence lundi après-midi à Bruxelles, ont aussi exprimé leur «grave préoccupation» face aux frappes aériennes de la Russie en Syrie, en particulier à Hama, Homs et Idlib, «qui ont fait des victimes civiles et ne visaient pas Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique)». «Les Alliés appellent la Fédération russe à immédiatement cesser ses attaques contre l'opposition syrienne et les civils», selon ce texte commun.

Plus tôt dans la journée, la Turquie avait annoncé que des F-16 de ses forces aériennes avaient intercepté un chasseur de l'armée de l'air russe et l'avaient contraint à faire demi-tour.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a déclaré depuis le Chili que «les avions russes entrant dans l'espace aérien turc auraient pu être abattus». John Kerry a lui aussi critiqué lundi les violations de l'espace aérien de la Turquie par des avions de combat russe, estimant que ceux-ci auraient pu être abattus en représailles.

Que «quelques secondes»

Le porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé lundi soir que l'incursion de samedi dans l’espace aérien turc n'a duré que «quelques secondes».

«Un avion militaire russe Su-30 est entré pendant quelques secondes dans l'espace aérien turc, au cours d'une manœuvre, au moment où il rentrait à son aérodrome», a indiqué Igor Konachenkov, cité dans un communiqué du ministère. «Cet incident est le résultat de mauvaises conditions météorologiques dans cette zone. Il ne faut pas y voir un complot quelconque», a-t-il souligné.

«Des éclaircissements appropriés ont été envoyés à la partie turque via l'attaché militaire de l'ambassade de Turquie à Moscou», a assuré l'officier. «Les mesures nécessaires ont été prises afin d'empêcher de tels incidents à l'avenir.»

Le général Konachenkov a par ailleurs affirmé que l'aviation russe présente en Syrie n'avait «rien à voir» avec le «harcèlement» dimanche de deux chasseurs F-16 de l'aviation turque par un MiG-29 non identifié à la hauteur de la frontière syrienne.

«Il n'y a pas d'avions de ce type sur la base aérienne», utilisée par les forces russes en Syrie pour les frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI), a-t-il dit.

Kerry «très préoccupé»

L'OTAN a mentionné deux «violations» de l'espace aérien turc par des avions de combat russes Soukhoï, samedi et dimanche, dans la région d'Hatay (sud de la Turquie), dans une déclaration commune diffusée après une réunion d'urgence lundi après-midi à Bruxelles.

«Nous sommes très préoccupés par cela car c'est précisément ce genre de choses pour lesquelles la Turquie défend ses droits et cela aurait pu aboutir à ce que (ces avions) soient abattus», a-t-il déclaré au Chili, où il participe à la conférence internationale «Notre océan».

AFP

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