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Une proche de Marine Le Pen a été inculpée

La cheffe de cabinet de la leader du Front national est suspectée de recel d'abus de confiance dans une affaire d'emplois fictifs.

Cette affaire d'assistants parlementaires pourrait gêner la candidate à la présidentielle française, à deux mois du premier tour du scrutin.
Cette affaire d'assistants parlementaires pourrait gêner la candidate à la présidentielle française, à deux mois du premier tour du scrutin.
AFP

La cheffe de cabinet de la candidate d'extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen, a été inculpée pour recel d'abus de confiance dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le garde du corps de Marine Le Pen, également entendu par les enquêteurs, a en revanche été laissé libre, a précisé cette source.

Thierry Légier et Catherine Griset avaient été placés mercredi en garde à vue. Cette mesure entre dans le cadre de soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen, où siège Marine Le Pen.

«Cabale politique» dénoncée

Après le candidat de la droite, François Fillon, affaibli par une enquête visant son épouse et deux de ses enfants pour des emplois fictifs présumés, la leader du Front national (FN) est à son tour gênée par une affaire d'assistants parlementaires.

Elle a aussitôt dénoncé une «cabale politique». «Les Français savent exactement faire la différence entre les vraies affaires et les cabales politiques», a-t-elle déclaré, dans une allusion directe à François Fillon.

Le Pen aussi visée

Les enquêteurs se demandent si le parti d'extrême droite a mis en place un système pour que le Parlement européen prenne en charge, via des contrats d'assistants parlementaires, des salaires de cadres ou d'employés du mouvement en France.

Marine Le Pen pourrait également être visée par les investigations. Thierry Légier et Catherine Griset étaient en effet salariés comme ses assistants au Parlement européen.

En parallèle, le Parlement européen réclame à Marine Le Pen, élue dans ses rangs, les 339'946 euros de salaires qu'il considère indûment versés à Thierry Légier, en 2011, et à Catherine Griset, de 2010 à 2016, car ils n'auraient pas occupé les fonctions d'assistants pour lesquelles ils ont été payés sur des fonds publics européens.

En l'absence de remboursement de la cheffe de file de l'extrême droite française, l'assemblée européenne devait commencer mi-février à recouvrer ces sommes en amputant de moitié l'indemnité de Marine Le Pen.

Popularité intacte

Ces déboires judiciaires ne semblent pas affecter la popularité de la candidate. Celle-ci est donnée largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle, qui se déroulera le 23 avril, et bénéficie d'intentions de vote en hausse au deuxième tour, même si elle est toujours donnée perdante quel que soit son adversaire.

Le Parlement européen avait saisi la justice française en mars 2015 après les élections européennes de 2014 remportées en France par le Front national.

A cette époque, les soupçons portaient sur les conditions dans lesquelles étaient employés, et payés, 20 assistants d'élus du FN au Parlement européen, car leurs noms apparaissaient aussi sur l'organigramme du parti en France.

Des faits qui s'ajoutent à ceux concernant Thierry Légier et Catherine Griset actuellement épluchés.

(ats)

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