Passer au contenu principal

TurquieDeux responsables du parti pro kurde sous enquête

Ankara reproche aux deux responsables du HDP des déclarations faites sur l'offensive lancée à Afrine, en Syrie.

Pervin Buldan, élue dimanche à la co-présidence du Parti démocratique des peuples (HDP), une député sont mises sous enquête par Ankara.
Pervin Buldan, élue dimanche à la co-présidence du Parti démocratique des peuples (HDP), une député sont mises sous enquête par Ankara.
Keystone

Le parquet d'Ankara a ouvert lundi une enquête contre deux responsables du principal parti pro kurde, dont sa nouvelle coprésidente. Cela en raison de propos tenus contre l'opération menée par la Turquie dans le nord de la Syrie.

Une enquête a été ouverte contre Pervin Buldan, élue dimanche à la co-présidence du Parti démocratique des peuples (HDP), et Sirri Süreyya Önder, député du HDP, en raison de déclarations faites lors du Congrès du parti à propos de l'offensive lancée le 20 janvier dans l'enclave syrienne d'Afrine pour en déloger les Unités de protection du peuple (YPG), a indiqué le parquet.

Ankara considère les YPG, pourtant alliés de Washington, comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée «terroriste» par la Turquie et ses alliées occidentaux, et qui mène une insurrection armée depuis trois décennies contre le pouvoir central turc.

Le parquet n'a pas précisé quels étaient les propos reprochés aux deux responsables du HDP, mais le parti critique vertement l'offensive d'Afrine depuis son lancement, y voyant une «invasion» visant «les Kurdes en tant que peuple».

«Propagande terroriste»

Selon l'agence étatique Anadolu, Mme Buldan et M. Önder sont poursuivis pour «propagande terroriste», «incitation à la haine et à l'hostilité» et «éloge de crimes et de criminels» en raison de leurs propos critiquant l'offensive et de l'affichage lors du congrès de portraits d'Abdullah Öcalan, le chef du PKK arrêté en 1999.

Depuis le lancement de l'opération, baptisée «Rameau d'olivier», 666 personnes ont été arrêtées en Turquie pour s'y être opposées, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Parmi elles, 474 personnes ont été arrêtées pour avoir fait de la «propagande terroriste sur les réseaux sociaux» et 192 pour avoir participé à des manifestations contre l'opération, a précisé le communiqué.

Le président Recep Tayyip Erdogan avait appelé à l'unité nationale autour de cette offensive, mettant en garde ceux qui s'y opposeraient.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.