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Les djihadistes de Paris avaient un arsenal de guerre

Les auteurs des trois attaques meurtrières commises mercredi, jeudi et vendredi à Paris étaient en possession d'un véritable arsenal de guerre, selon le procureur de la République.

De courtes et sobres hommages, avec dépôts de gerbes et minutes de silence, ont eu lieu jeudi à Paris en mémoire des victimes des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire «Charlie Hebdo» et le magasin Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts. (Jeudi 5 janvier 2017)
De courtes et sobres hommages, avec dépôts de gerbes et minutes de silence, ont eu lieu jeudi à Paris en mémoire des victimes des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire «Charlie Hebdo» et le magasin Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts. (Jeudi 5 janvier 2017)
AFP
Le beau-frère de l'un des auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d'actes de terrorisme». (Samedi 27 août 2016)
Le beau-frère de l'un des auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d'actes de terrorisme». (Samedi 27 août 2016)
AFP
Capture d'écran Twitter
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Lors d'une conférence de presse, le procureur de la République, François Molins, a qualifié de «véritablement hors normes» cette série d'attentats, qui s'est soldée par 20 morts, dont les trois assaillants, et au moins 17 blessés, dont plusieurs policiers.

Cocktails molotov, lance-roquettes, grenades, kalachnikov et pistolets-mitrailleurs ont été trouvés sur les scènes de crime.

Au siège de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, dont l'attaque par les frères Chérif et Saïd Kouachi a fait mercredi 12 morts et 10 blessés, les enquêteurs ont retrouvé 31 étuis de calibre 7,62 et cinq ogives; 25 douilles ont été retrouvées à l'extérieur.

Dans une voiture abandonnée par les deux hommes ont notamment été découverts dix cocktails molotov et deux talkie-walkies, ainsi qu'un gyrophare, un pare-soleil barré de la mention «police» et un drapeau djihadiste. Une empreinte digitale de Chérif Kouachi a été trouvée sur un des cocktails molotov.

Corps piégé

Après une traque de 48 heures et un échange de coups de feu avec une patrouille de gendarmes, les deux frères se sont retranchés vendredi matin dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne.

Retrouvez ici notre couverture minute par minute du dénouement tragique des prises d’otages à Paris

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Après l'assaut qui a coûté la vie aux deux hommes en fin d'après-midi, les policiers ont encore trouvé sur place un lance-roquettes «avec une roquette engagée», dix grenades fumigènes, deux kalachnikov, deux pistolets automatiques. Les démineurs ont aussi découvert sur l'un des deux hommes une grenade disposée de façon à piéger le corps.

Kalachnikov au sud de Paris

Amedy Coulibaly, qui a assassiné jeudi une jeune policière et blessé un agent de la voirie à Montrouge, près de Paris, puis tué vendredi quatre personnes dans une épicerie casher du XXe arrondissement avant d'être lui-même abattu, disposait d'un arsenal tout aussi impressionnant.

Selon François Molins, il a fait feu avec un fusil d'assaut kalachnikov sur la policière et tiré sur l'agent de la voirie avec une arme de poing. Vendredi, il était armé de deux kalachnikov, d'un pistolet-mitrailleur de type Scorpio, de deux autres armes de poing russes Tokarev, et d'un couteau.

Le djihadiste avait également piégé le magasin avec une quinzaine de bâtons d'explosifs à usage civil et un détonateur.

Effectifs renforcés

Selon François Molins, plusieurs centaines d'enquêteurs de la police judiciaire et 23 magistrats ont été mobilisés pendant trois jours pour traquer les trois djihadistes.

Cette traque a donné lieu à 48 interceptions téléphoniques, 39 géolocalisations, 16 gardes à vue, dont cinq encore en cours vendredi soir, huit perquisitions, 67 expertises diverses et l'audition de plus de 100 témoins, a précisé le procureur.

(ats)

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