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SyrieLes djihadistes se rapprochent de la ville d'Alep

Le groupe EI ne serait plus qu'à une dizaine de kilomètres de la ville. Moscou annonce pour sa part avoir bombardé une soixantaine de cibles terroristes.

L'Iran a arrêté 27 personnes soupçonnées de préparer des attentats. (7 août 2017)
L'Iran a arrêté 27 personnes soupçonnées de préparer des attentats. (7 août 2017)
archive/photo d'illustration, AFP
La Royal Air Force bombarde une base de l'EI. Deux avions britanniques ont participé à un bombardement de la coalition lundi contre un ancien palais de Saddam Hussein, devenu l'un des quartiers généraux de Daech ainsi qu'un centre d'entraînement pour terroristes étrangers», explique le ministère britannique dans un communiqué. (3 août 2016)
La Royal Air Force bombarde une base de l'EI. Deux avions britanniques ont participé à un bombardement de la coalition lundi contre un ancien palais de Saddam Hussein, devenu l'un des quartiers généraux de Daech ainsi qu'un centre d'entraînement pour terroristes étrangers», explique le ministère britannique dans un communiqué. (3 août 2016)
DR/Twitter
Les djihadistes entrent dans la base de l'armée de la province de Ninevah  (12 juin 2014)
Les djihadistes entrent dans la base de l'armée de la province de Ninevah (12 juin 2014)
AFP
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Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) s'est rapproché vendredi comme jamais d'Alep. Les sunnites ultraradicaux se trouvaient à une dizaine de km de la périphérie nord. La Russie affirme avoir mené plus de 60 raids sur territoire syrien depuis jeudi.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'EI, au prix de violents combats durant la nuit, a chassé des groupes rebelles des localités de Tall Qrah, Tall Soussine, Kafar Qares mais surtout de la base de Madrassat al-Mouchatt. Cette base était aux mains des rebelles syriens depuis 2012. «Des dizaines de combattants des deux bords ont été tués», selon le directeur de l'OSDH.

Un commandant iranien des gardiens de la Révolution islamique (GRI) a quant à lui été tué jeudi soir dans la région d'Alep. Selon un communiqué des GRI diffusé vendredi, ce général a «joué un rôle important pour renforcer le front de la résistance islamique contre les terroristes».

L'Iran est avec la Russie le principal allié du président syrien Bachar el-Assad. Téhéran nie avoir déployé des forces militaires en Syrie. L'Iran déclare fournir «des conseils militaires» aux forces pro-Assad. Selon des sources contactées par Reuters, plusieurs centaines de soldats iraniens sont arrivés depuis fin septembre en Syrie.

Premier bilan russe

La Russie a, elle, mené de nouveaux raids ces dernières 24 heures. «Les avions russes ont fait 67 sorties depuis la base aérienne de Khmeimim (...) et bombardé 60 cibles terroristes» dans les provinces de Rakka, Lattaquié, Hama, Idleb et Alep, a déclaré vendredi le chef-adjoint de l'état-major russe, le général Igor Makouchev.

Moscou a pour la première fois annoncé des pertes dans les rangs des combattants «terroristes» en se basant sur des interceptions radio. Selon le ministère russe de la défense, dont les affirmations ne peuvent pas être vérifiées de manière indépendante sur le terrain, 300 «terroristes» ont été tués dans les provinces de Rakka et d'Alep lors de ces frappes.

L'un des raids dans la province de Rakka a visé «l'état-major du groupe Liwa al-Haq, détruit par une bombe de haute précision. Selon des interceptions radio, deux responsables haut placés du groupe Etat islamique et environ 200 militants ont été tués» à la suite de cette frappe, a précisé Igor Makouchev. Par ailleurs, «environ 100 militants ont été tués» dans la province d'Alep, selon cette source.

La Russie mène depuis le 30 septembre une campagne de frappes en Syrie. Elle vise, selon Moscou, les groupes «terroristes», dont principalement celui de l'EI.

Frappes américaines

Mais les Etats-Unis, à la tête d'une coalition anti-EI qui mène depuis un an des frappes aériennes en Syrie, jugent que la Russie ne s'en prend pas à l'EI ou aux groupes proches d'Al-Qaïda mais vise tous les opposants syriens. Moscou consoliderait de fait le régime de Bachar el-Assad.

La coalition dirigée par les Américains a annoncé avoir procédé à 13 frappes en Irak et deux en Syrie, près de Rakka et Mar'a, des informations également difficiles à vérifier.

Barack Obama a approuvé des changements dans le programme de formation et d'équipement des rebelles syriens modérés, a annoncé à Londres le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter. Les débuts de ce programme américain de soutien s'étaient révélés désastreux.

La France a pour sa part indiqué avoir mené dans la nuit de jeudi à vendredi une nouvelle frappe contre un camp d'entraînement de l'EI à Rakka, principal fief des djihadistes en Syrie.

Appel commun

Sur le plan diplomatique, les ministres allemand et espagnol des affaires étrangères ont appelé vendredi les Etats-Unis et la Russie à dialoguer et coopérer pour trouver une solution politique à la guerre en Syrie.

Le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier a défendu trois principes comme base de négociation: l'intégrité territoriale de la Syrie doit être maintenue, son avenir passe par un Etat laïc qui respecte les minorités religieuses et ethniques, et il faut mettre sur pied un gouvernement de transition tant que les institutions syriennes ne se sont pas complètement effondrées.

ats

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