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Donald Trump raconte la frappe contre Soleimani

Le président américain a fait le récit des derniers instants du général iranien à des donateurs républicains en Floride.

Le bilan de l'attaque iranienne contre une base abritant des militaires américains en Irak début janvier est monté à 109 blessés américains. (Mardi 11 février 2020)
Le bilan de l'attaque iranienne contre une base abritant des militaires américains en Irak début janvier est monté à 109 blessés américains. (Mardi 11 février 2020)
Keystone
Ce sont finalement 50 soldats américains qui ont été victimes de commotions cérébrales après le raid iranien contre une base américaine en Irak. (Mardi 28 janvier 2020)
Ce sont finalement 50 soldats américains qui ont été victimes de commotions cérébrales après le raid iranien contre une base américaine en Irak. (Mardi 28 janvier 2020)
AFP
L'autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis (à droite) véritable chef opérationnel du Hachd et lieutenant du général Soleimani pour l'Irak depuis des décennies.
L'autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis (à droite) véritable chef opérationnel du Hachd et lieutenant du général Soleimani pour l'Irak depuis des décennies.
AFP
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Des caméras «à des kilomètres dans le ciel», un compte à rebours et puis «boum»: Donald Trump a raconté les derniers instants de Qassem Soleimani. Le puissant général iranien a été tué par l'armée américaine dans une frappe qui a «secoué le monde».

Ce récit, le président des États-Unis l'a livré vendredi soir à des donateurs du Parti républicain réunis dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, pour l'un des nombreux dîners privés de levée de fonds qu'il enchaîne. La chaîne CNN a diffusé samedi un enregistrement sonore qu'elle s'est procuré.

On y entend le milliardaire parler du haut gradé des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, éliminé le 3 janvier à l'aéroport de Bagdad avec son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis. «Il était censé être invincible», a-t-il lancé.

Selon lui, avant la frappe qui l'a visé dans la capitale irakienne, «il disait des mauvaises choses sur notre pays». «Il disait, genre, 'nous allons attaquer votre pays, nous allons tuer vos gens'. J'ai dit: 'combien de temps est-ce qu'on doit encore écouter cette merde?'»

«Deux minutes et onze secondes à vivre»

Donald Trump a ensuite reproduit la scène, imitant les militaires qui s'adressaient à lui alors qu'il suivait l'opération en simultané depuis les États-Unis.

«Ils ont dit: 'Monsieur -et vous savez, ça vient de caméras à des kilomètres dans le ciel. Ils sont ensemble, Monsieur (...) Ils ont deux minutes et onze secondes à vivre. Ils sont dans la voiture. Ils sont dans un véhicule blindé qui est en marche. Monsieur, ils ont environ une minute à vivre, Monsieur... 30 secondes, 10, 9, 8... Et puis soudain, 'boom'. 'Ils ne sont plus là, Monsieur.'»

Le président américain s'est réjoui d'en avoir éliminé «deux pour le prix d'un» - Qassem Soleimani et Abou Mehdi al-Mouhandis. Il a reconnu que la frappe avait «secoué le monde», mais, a-t-il dit, «il méritait qu'on le frappe durement». «Parce qu'il était méchant, il a tué (...) des centaines de milliers de personnes et des milliers d'Américains», a-t-il ajouté au sujet du général iranien.

L'Iran a riposté quelques jours plus tard en tirant des missiles contre des cibles américaines en Irak, sans toutefois faire de morts. Dans le sillage de ces représailles, l'armée iranienne a toutefois abattu «par erreur» un avion de ligne ukrainien au départ de Téhéran, tuant 176 personnes.

(ats)

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