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Syrie«Le drone a tué mon beau-frère et l'obus mon mari»

La femme du djihadiste français Jean-Michel Clain a confirmé la mort de son mari en Syrie ainsi que celle de son beau-frère.

La femme du djihadiste français Jean-Michel Clain assise avec quatre de ses cinq enfants, dans la province orientale de la Syrie de Deir Ezzor.
La femme du djihadiste français Jean-Michel Clain assise avec quatre de ses cinq enfants, dans la province orientale de la Syrie de Deir Ezzor.
AFP

Le djihadiste français Jean-Michel Clain a été tué en Syrie en février, a annoncé mardi sa femme. Cela s'est déroulé deux jours après la mort de son frère Fabien dans une frappe de la coalition.

«Le drone a tué mon beau-frère, et l'obus de mortier a tué mon mari», a-t-elle déclaré alors qu'elle se trouvait dans une zone de rassemblement des forces anti-djihadistes près du village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie.

La mort de Fabien Clain, dans une frappe de la coalition emmenée par Washington, avait été annoncée le 21 février par des sources à Paris. La coalition avait confirmé son décès quelques jours plus tard.

Originaire de Toulouse (sud-ouest de la France), Fabien Clain, 41 ans, s'était converti à l'islam dans les années 1990. Il avait été identifié par les enquêteurs français comme celui qui avait enregistré le message audio revendiquant les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Son frère Jean-Michel, 38 ans, a lui été identifié comme le psalmodieur des Anashid - chants religieux - entendus dans l'enregistrement.

D'autres Français présents

Interrogée sur la présence d'autres Français dans le réduit de l'EI, l'épouse du djihadiste s'est montrée dubitative. «Il y en a d'autres peut-être mais il n'y en a plus beaucoup en tout cas».

Elle a également laissé entendre que Hayat Boumedienne, la compagne de l'auteur des attentats de Montrouge, près de Paris, et de l'Hypercacher en janvier 2015, serait morte.

«Elle a été tuée, je ne sais pas (quand) mais je sais que tout le monde a été tué», a-t-elle souligné.

Dans la mouvance de Merah

Les frères Clain, tous deux convertis à l'islam, se seraient radicalisés au début des années 2000. Ces figures du groupe EI étaient des piliers de la mouvance de Mohammed Merah, djihadiste ayant tué en 2012 à Toulouse sept personnes, dont trois enfants juifs.

Ils ont aussi été proches de la cellule ayant perpétré les attentats de Paris et Bruxelles en 2015-2016.

Les combattants anti-djihadistes des FDS, soutenues par la coalition multinationale anti-EI, sont engagés dans une bataille finale contre les derniers djihadistes retranchés dans un ultime carré dans l'est de la Syrie.

ats

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