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EDF veut des indemnités pour la fermeture de Fessenheim

EDF va «engager des discussions» avec l'Etat français pour obtenir des indemnités liées à la fermeture anticipée de Fessenheim en Alsace, près de Bâle. Alpiq, Axpo et FMB sont concernés en Suisse.

Fessenheim.
Fessenheim.
AFP

Le PDG d'EDF Henri Proglio l'a annoncé jeudi sur la radio RTL. Alpiq, Axpo et FMB sont concernés en Suisse.

«Je suis responsable d'une entreprise et par conséquent responsable vis-à-vis de mes actionnaires et de mes salariés, de défendre les intérêts de l'entreprise. C'est assez légitime, c'est la mission qui est la mienne. Je discuterai avec l'Etat de ces conséquences», a précisé le patron d'EDF sur les ondes de la radio française.

Mi-septembre, le groupe avait pourtant affirmé ne pas avoir formulé de demande d'indemnisation au gouvernement, contredisant un article de presse affirmant qu'il réclamait 2 milliards d'euros (2,4 milliards de francs) à l'Etat pour compenser son manque à gagner et les investissements déjà engagés pour prolonger la durée de vie de la plus vieille centrale nucléaire sise en France jusqu'en 2027.

Mais Henri Proglio avait cependant déjà prévenu lors de l'assemblée générale d'EDF à la fin du mois de mai que les pouvoirs publics devraient ouvrir des discussions sur des compensations financières avec EDF, mais également avec les groupes allemands et suisses qui cofinancent la centrale, en cas de fermeture anticipée de celle-ci.

Alpiq, Axpo et FMB concernés

Fessenheim, qui compte deux réacteurs de 900 mégawatts, a été construite et est exploitée avec la participation financière de la compagnie d'électricité allemande EnBW à hauteur de 17,5%, et des compagnies suisses Alpiq, Axpo et FMB à hauteur de 15%. Les partenaires germano-suisses financent l'exploitation de la centrale à hauteur de leur participation (soit 32,5% au total), en échange d'une part équivalente de l'électricité qu'elle produit.

Le président français François Hollande, qui a pour objectif de réduire la part du nucléaire dans l'électricité produite en France, de 75% à 50% à l'horizon 2025, a confirmé en septembre que la centrale de Fessenheim serait fermée fin 2016. Il a toutefois assuré que cette fermeture interviendrait «dans des conditions qui garantiront la sécurité des approvisionnements de cette région, la reconversion du site et la préservation de tous les emplois».

(ats)

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