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BrésilL'effet Bolsonaro décuple la présence de militaires

Le score de Jair Bolsonaro au premier tour de la présidentielle a eu pour conséquence de doubler le nombre de parlementaires militaires.

Le score de Jair Bolsonaro au premier tour de la présidentielle a eu pour conséquence de doubler le nombre de parlementaires militaires.
Le score de Jair Bolsonaro au premier tour de la présidentielle a eu pour conséquence de doubler le nombre de parlementaires militaires.
Eraldo Perez, Keystone

Le raz de marée d'extrême droite, personnifié par le gros score de Jair Bolsonaro au premier tour de la présidentielle au Brésil, a également fait augmenter considérablement le nombre de militaires au Parlement, qui a plus que doublé.

Au total, 22 candidats ayant déclaré être militaires ou ex-militaires ont été élus dimanche à la chambre des députés, contre 10 pendant la législature actuelle, selon des chiffres recensés par l'agence officielle Agencia Brasil.

Deux candidats liés à l'armée ont également fait leur entrée au Sénat. L'un d'eux est Major Olimpio, qui a obtenu plus de 9 millions de suffrages dans l'Etat de Sao Paulo, le plus peuplé et le plus riche du Brésil.

Il est membre du Parti Social Libéral (PSL), parti de Jair Bolsonaro, dont le nombre de députés a bondi de huit à 52, dont 13 militaires. Dans les assemblées législatives élues dans chacun des 27 Etats du pays, l'Agencia Brasil recense plus de 60 militaires.

Diminution des préjugés envers les militaires

«Cela montre qu'aujourd'hui, les gens ont moins de ressentiment contre les militaires. Le fait que le régime militaire soit plus lointain a eu pour effet de diminuer les préjugés», a affirmé le général de réserve Augusto Heleno Ribeiro Pereira, proche conseiller de Bolsonaro, au quotidien Folha de S. Paulo.

«Le fait que les Forces armées jouissent d'une forte crédibilité a stimulé les vocations à se présenter» aux élections, a ajouté celui qui fut de 2004 à 2005 le premier commandant en chef de la mission de l'ONU en Haïti.

Ex-capitaine de l'armée, Jair Bolsonaro, qui n'a jamais caché son admiration pour la dictature militaire (1964-1985), a promis d'inclure plusieurs généraux dans son gouvernement s'il était élu.

AFP

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