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Les élections italiennes n'ébranlent pas l'euro

L'euro se stabilisait lundi face au dollar après les législatives de dimanche en Italie. En Allemagne, une nouvelle coalition gouvernementale a été scellée.

Le marché des changes restait stable alors que les élections italiennes ont donné lieu à une percée historique des forces antisystème et des eurosceptiques.
Le marché des changes restait stable alors que les élections italiennes ont donné lieu à une percée historique des forces antisystème et des eurosceptiques.
Archives/Photo d'illustration, AFP

Vers 11h25, l'euro valait 1,2318 dollar, contre 1,2317 dollar vendredi vers 23h. La monnaie unique européenne baissait un peu face à la devise japonaise, à 130,09 yens, après être tombé à son plus bas niveau depuis plus de six mois à 129,35 yens vers 08h25, contre 130,23 yens vendredi soir. Le billet vert reculait légèrement lui aussi face à la monnaie nippone, à 105,61 yens, contre 105,75 yens vendredi.

Le marché des changes restait stable alors que les élections italiennes ont donné lieu à une percée historique des forces antisystème, eurosceptiques et d'extrême droite, majoritaires en voix et en sièges après les législatives dimanche.

«Les résultats des élections italiennes produisent plus d'instabilité que nous ne le pensions, car l'alliance de droite est dominée par la Ligue du Nord», ont souligné les analystes de Société Générale.

Sueurs froides à Bruxelles

La coalition rassemblant Forza Italia (FI, centre droit) de Silvio Berlusconi et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini a recueilli environ 37% des voix, selon des résultats partiels portant sur près de 90% des bureaux de vote. Mais à la surprise générale, c'est la Ligue qui a recueilli 18% des voix, largement devant FI (14%).

Le Mouvement 5 étoiles, né en 2009 sur le rejet de la vieille classe politique, est devenu le premier parti du pays et frôle les 32%. Mais cela sera insuffisant pour obtenir une majorité au Parlement.

Une alliance «antisystème» entre le M5S et la Ligue semble la seule susceptible d'obtenir cette majorité, même si elle donne des sueurs froides à Bruxelles.

Pourtant, ces partis antisystèmes «vont avoir du mal à appliquer leur programme de politique fiscale plus laxiste et de contrôle de l'immigration», a estimé Lee Hardman, analyste chez MUFG, pour qui il est donc «raisonnable pour les marchés d'attendre d'en savoir plus pour réagir».

Allemagne: érosion des partis traditionnels

En Allemagne, Angela Merkel a promis dimanche d'oeuvrer «pour le bien du pays» après le feu vert des membres du parti social-démocrate à une nouvelle coalition gouvernementale, plus de cinq mois après des législatives dont elle est ressortie très fragilisée.

La coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs détient seulement une courte majorité au Bundestag (un peu plus de 53%), après les élections générales du 24 septembre marquées par une percée historique de l'extrême droite (AfD) et une érosion des partis traditionnels.

(ats)

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