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RépressionUne journaliste chinoise en prison pour «secrets d'Etat»

La lourde peine de 7 ans qui vient être condamnée la journaliste Gao Yu confirme que le régime du président Xi Jinping réprime les intellectuels aux idées réformistes.

La journaliste Gao Yu photographiée en février 2007.
La journaliste Gao Yu photographiée en février 2007.
ARCHIVES, AFP

Une éminente journaliste chinoise, déclarée coupable d'avoir divulgué des «secrets d'Etat», a été condamnée ce vendredi 17 avril à Pékin à sept ans de prison

Les appels en sa faveur d'organisations de défense des droits de l'Homme n'ont pas été entendus.

La lourde peine infligée à Gao Yu, 71 ans, vient confirmer que le régime du président Xi Jinping n'est prêt à accorder aucun répit aux intellectuels porteurs d'idées réformistes, jugés dangereux pour le maintien au pouvoir du Parti communiste. La sentence a été annoncée par le tribunal, sur son compte officiel de microblogs, et confirmée par l'avocat de la condamnée.

Mme Gao avait comparu à huis clos en novembre, pour des accusations dont elle se disait innocente. La presse étrangère s'était vue interdire l'accès au tribunal.

Cette ancienne rédactrice en chef-adjointe du magazine Economics Weekly avait été arrêtée fin avril 2014, dans une vague de mises à l'écart de militants des droits de l'Homme à l'approche du 25e anniversaire de la répression de Tiananmen. La journaliste était accusée «d'avoir transmis des secrets d'Etat à des sources en dehors de la Chine», avait indiqué la police de Pékin.

Aveux extorqués

Plus précisément, selon l'organisation Human Rights Watch (HRW), on lui reproche d'avoir transmis à un site internet basé aux Etats-Unis un document interne du Parti communiste chinois qui prônait un renforcement de la censure contre les idées réformistes.

Le 8 mai dernier, cette intellectuelle, récompensée par plusieurs prix internationaux, était apparue à la télévision d'Etat chinoise, dans un reportage où elle admettait ses fautes. Mais, a-t-elle expliqué plus tard à ses avocats, ces aveux lui ont été extorqués.

ats

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