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Enlèvements en Syrie: appel de la Croix-Rouge

La Croix-Rouge a lancé dimanche un appel pour retrouver une infirmière néo-zélandaise et deux chauffeurs syriens enlevés en 2013.

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
AFP
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
Keystone
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Le CICR a lancé dimanche un appel pour savoir ce qu'il est advenu de trois de ses employés enlevés en Syrie en 2013. Il a révélé qu'il s'agissait d'une infirmière néo-zélandaise et de deux chauffeurs syriens.

Louisa Akavi, ressortissante néo-zélandaise, est une infirmière «expérimentée, dévouée et reconnue pour sa force de caractère», qui avait accompli, avant son enlèvement, 17 missions sur le terrain pour la Croix-Rouge néo-zélandaise et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a indiqué ce dernier dans un communiqué.

Alaa Rajab et Nabil Bakdounes, de nationalité syrienne, employés comme chauffeurs, avaient pour tâche d'acheminer l'assistance humanitaire du CICR partout dans le pays. Le 13 octobre 2013, jour de l'enlèvement, les trois collègues se rendaient en convoi à Idleb (nord-ouest de la Syrie) où ils devaient fournir du matériel médical à des établissements de soins de la ville, lorsque des hommes armés ont arrêté leurs véhicules. Sept personnes avaient alors été kidnappées, dont quatre avaient été libérées le lendemain.

En vie fin 2018

Peu après leur enlèvement, le CICR avait précisé que le convoi humanitaire était reconnaissable car il disposait du célèbre emblème de l'organisation, une croix-rouge sur un fond blanc.

Le CICR a révélé dimanche avoir su dès le départ que l'infirmière néo-zélandaise était aux mains du groupe djihadiste Etat islamique en Syrie. Les dernières informations «fiables» indiquent que Mme Akavia était encore en vie à la fin de 2018, a indiqué l'organisation qui n'est en revanche jamais parvenue à obtenir des renseignements sur le sort des deux chauffeurs syriens.

«Ces cinq dernières années et demie ont été un calvaire pour les familles de nos trois collègues. Louisa a la vraie carrure de l'humanitaire pleine de compassion. Très engagés eux aussi, Alaa et Nabil étaient de véritables piliers de nos activités de secours», a expliqué le directeur des opérations du CICR, Dominik Stillhart.

Recherche d'informations

«Nous appelons toute personne qui détiendrait des informations les concernant à se manifester. Si nos collègues sont toujours en captivité, nous demandons leur libération immédiate et inconditionnelle», a-t-il dit, dans le communiqué.

La guerre en Syrie qui a débuté en 2011 après la répression de manifestations prodémocratie a fait plus de 370'000 morts et des millions de déplacés et réfugiés. L'opération militaire menée depuis septembre dernier par les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par une coalition internationale menée par Washington, a abouti à l'annonce le 23 mars de la chute du dernier réduit de l'EI dans l'est de la Syrie.

Le CICR, qui compte en Syrie 98 expatriés et 580 employés nationaux, espère «que cette période ouvrira de nouvelles opportunités d'en savoir plus» sur la localisation et l'état de santé de Mme Akavi.

L'EI est accusé d'avoir enlevé en Syrie des milliers de personnes depuis sa montée en puissance en 2014, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La majorité sont des Syriens mais il y a aussi des étrangers.

(ats)

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