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Etats-UnisEnquêtes sur Moscou: mise en garde démocrate

Les démocrates ne veulent pas d'entraves aux enquêtes sur d'éventuels contacts entre des proches de Trump et la Russie.

Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)
Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)
Keystone
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)
Keystone
Ici à Sydney. (21 janvier 2017)
Ici à Sydney. (21 janvier 2017)
Keystone
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Les démocrates du Congrès américain ont mis en garde lundi les républicains. Ces derniers ne doivent pas entraver les enquêtes en cours sur d'éventuels contacts l'an dernier entre des proches de Donald Trump et le renseignement russe.

La Maison Blanche a admis la semaine dernière être intervenue auprès de la police fédérale (FBI) pour qu'elle réponde à ces allégations. Elle aurait aussi contacté la CIA pour les mêmes raisons, selon des médias.

Or d'après les démocrates, l'administration du président Donald Trump risque par ces pressions de contrarier le travail engagé par les agences de renseignement et les commissions au Congrès. Ces différents organismes enquêtent sur des contacts présumés et l'interférence de la Russie dans la présidentielle américaine.

«Ce n'est pas comme ça qu'on mène une enquête impartiale qui conduit là où les faits nous mènent», a affirmé le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. «Cela donne assurément l'apparence (...) d'un manque d'impartialité». Pour Mark Toner, chef des démocrates à la commission du renseignement du Sénat, «il ne devrait pas y avoir d'interférence politique», sinon «cela va orienter les conclusions qui sortiront» de ces enquêtes.

«Fausses informations»

L'administration Trump rejette des allégations rapportées par plusieurs médias dont le New York Times et qui proviendraient de sources du renseignement. Selon celles-ci, le président de la campagne de Donald Trump, Paul Manafort, et d'autres conseillers auraient communiqué avec des responsables du renseignement russe avant l'élection du 8 novembre.

Ces contacts auraient eu lieu au moment où la Russie interférait, selon le renseignement américain, dans la campagne présidentielle, dans le but de discréditer la démocrate Hillary Clinton.

La Maison Blanche a admis la semaine dernière avoir demandé au FBI de l'aider à combattre ce qu'elle appelle les «fausses» informations du New York Times, en rendant publiques ses propres informations. «Ca a commencé avec le FBI qui a attiré notre attention en disant que l'histoire dans le Times n'était pas exacte», a affirmé lundi le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer. «Tout ce que nous avons dit c'est: 'c'est super, pouvez-vous dire la même chose aux autres journalistes?».

Le FBI ayant refusé de s'exprimer, la Maison Blanche a cherché de l'aide auprès des présidents des commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants, respectivement Richard Burr et Devin Nunes. «Tout ce que nous cherchions c'était d'avoir des informations exactes», a ajouté Sean Spicer, se défendant de commentaires inadéquats.

Pas «encore» de preuves

Devin Nunes a affirmé lundi que la commission n'avait à ce jour reçu aucun élément des agences de renseignement à l'appui de possibles contacts avec Moscou lors de la campagne électorale victorieuse du nouveau président des Etats-Unis. «Il n'y a aucune preuve de quoi que ce soit. S'il en existait, évidemment nous serions intéressés de le savoir», a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Son adversaire démocrate dans la même commission Adam Schiff a affirmé ne «pas avoir encore obtenu de preuves». «Il est donc prématuré pour nous de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur cette question de la collusion» entre Donald Trump et la Russie, a-t-il déclaré.

Des démocrates ont appelé à la création d'une commission bipartisane et à la nomination d'un procureur indépendant sur cette affaire. Une mesure que Devin Nunes a estimée inutile: «Qu'est-ce qu'un procureur spécial ferait exactement ?», s'est-il interrogé.

Le FBI, la CIA et d'autres agences enquêtent sur cette interférence, menée selon le renseignement américain avec l'aval du président russe Vladimir Poutine. Moscou a toujours nié être intervenue dans l'élection américaine. Donald Trump a fait, pendant la campagne, l'éloge de Vladimir Poutine et souhaite une amélioration des relations entre les deux pays.

ats

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