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Entente Equateur-Suède sur le cas Julian Assange

Quito accepte d'aider la Suède pour recueillir le témoignage de Julian Assange dans l'affaire d'un viol présumé en 2010.

L'entrée de l'ambassade d'Equateur à Londres (Royaume-Uni), le 12 octobre 2015. Julian Assange y vit, reclus, depuis 2012.
L'entrée de l'ambassade d'Equateur à Londres (Royaume-Uni), le 12 octobre 2015. Julian Assange y vit, reclus, depuis 2012.
AFP

L'Equateur coopèrera avec la Suède qui a demandé à interroger Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks accusé de viol et réfugié dans son ambassade à Londres, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie équatorienne.

«Nous allons coopérer avec la justice suédoise afin qu'elle puisse recueillir ses déclarations. Nous l'avons dit depuis le début», a déclaré le ministre des Affaires étrangères équatorien, Ricardo Patiño, cité par le site d'information Ecuadorinmediato.

Le parquet suédois avait indiqué dans la journée avoir demandé à l'Équateur la permission d'interroger le fondateur de WikiLeaks dans l'enceinte de l'ambassade.

«En accord avec la loi»

«La demande écrite a été récemment envoyée par le ministère de la Justice au parquet équatorien. Nous ne pouvons dire quand la réponse arrivera», avait annoncé le parquet dans un communiqué.

Ricardo Patiño a indiqué que Julian Assange ferait sa déposition «en accord avec la loi» équatorienne puisqu'il «dépend de la juridiction de (ce) pays».

Le ministre a précisé ne pas connaître «exactement la procédure», mais que ce serait le procureur équatorien qui recueillerait ses déclarations, probablement en présence de magistrats suédois. Stockholm avait de son côté indiqué que l'audition devrait être menée par la procureure générale suédoise Ingrid Isgren, à une date encore indéterminée.

Reclus depuis 2012

La Suède et l'Équateur ont signé en décembre un accord d'entraide judiciaire général pour faire avancer les enquêtes qui ont des ramifications dans les deux pays, mais surtout permettre l'interrogatoire de l'Australien.

Julian Assange, 44 ans, accusé par une Suédoise d'un viol qui aurait été commis dans la région de Stockholm en août 2010, vit reclus depuis juin 2012 dans l'ambassade londonienne d'Equateur, qui lui a accordé l'asile.

Visé par un mandat d'arrêt européen, il refuse de se rendre en Suède de crainte d'être extradé vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500'000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250'000 communications diplomatiques.

Porte fermée

Après avoir longtemps exclu un interrogatoire à Londres, les magistrats suédois avaient accepté au printemps 2015 de se déplacer. Mais ils s'étaient heurtés au refus de Quito d'ouvrir les portes de l'ambassade, faute alors d'accord bilatéral.

Jusqu'à la mi-août, le fondateur de WikiLeaks risquait des poursuites pour agression sexuelle, accusation tombée sous le coup de la prescription cinq ans après les faits. Dans l'affaire de viol, la prescription interviendra en 2020 si aucune poursuite n'est lancée entre-temps.

(AFP)

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