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BrexitLes entreprises font leurs réserves avant l'échéance

L'impasse qui entoure le Brexit pousse les entreprises du secteur manufacturier britannique à accroître leurs réserves de stocks.

Les stocks de matières premières ont augmenté en février au Royaume-Uni.
Les stocks de matières premières ont augmenté en février au Royaume-Uni.
Keystone

Les entreprises du secteur manufacturier au Royaume-Uni ont le moral en berne en raison notamment des incertitudes du Brexit au point d'augmenter leurs stocks à un rythme inédit pour préparer cette échéance, a annoncé vendredi le cabinet Markit.

L'indice PMI des directeurs d'achat des entreprises du secteur a reculé à 52 points en février, contre 52,6 en janvier, témoignant d'une croissance ralentie de l'activité. Surtout, l'optimisme des entreprises quant à leur activité future est tombé au plus bas en 27 ans depuis que l'enquête sur le PMI existe, du fait des inquiétudes sur le Brexit, la volatilité des taux de change et le coup de mou de l'économie mondiale.

Le flou entourant les conditions de la sortie de l'UE, dont la possibilité d'un très redouté Brexit sans accord, conduit le secteur manufacturier à accélérer les préparatifs afin de limiter tout impact sur leur production. Les stocks de matières premières ont de ce fait augmenté en février au rythme le plus élevé depuis le début de la compilation du PMI, effaçant le précédent record historique qui datait de janvier.

«Le jour du Brexit approchant, les entreprises manufacturières au Royaume-Uni continuent de mettre en place leurs plans pour limiter les perturbations potentielles. La constitution de stocks de matières premières et de produits finis reste à l'ordre du jour», souligne Rob Dobson, un responsable chez IHS Markit.

La déprime du secteur manufacturier devrait peser sur la croissance du produit intérieur brut (PIB) britannique au premier trimestre, même si l'augmentation des stocks peut en théorie donner un coup de pouce temporaire à l'activité.

Mais «les stocks ne doperont pas le PIB parce que les entreprises du secteur manufacturier font surtout des réserves de produits importés», signale Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macroeconomics.

Il table sur une maigre croissance de 0,2% au premier trimestre, mais estime que l'activité devrait nettement repartir de l'avant une fois que les nuages du Brexit se seront dissipés.

Sur les marchés, les investisseurs ont repris confiance, comme en témoigne la fermeté de la livre sterling, grâce à la nouvelle stratégie du gouvernement qui a ouvert la voie à un report du Brexit si le plan de la Première ministre Theresa May était à nouveau rejeté par le Parlement, ce qui pourrait éloigner le risque d'un divorce sans accord.

(ats)

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