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WikiLeaksL'Equateur met en garde Julian Assange

Julian Assange a «réitéré» ses violations de l'accord imposé par l'Equateur, accuse le président Lenin Moreno mardi.

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
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Le président équatorien Lenin Moreno a affirmé mardi que Julian Assange a «réitéré ses violations» de l'accord sur ses conditions d'asile à l'ambassade de Quito à Londres, où le fondateur de WikiLeaks est réfugié depuis six ans.

«M. Assange a trop souvent réitéré ses violations de l'accord auquel nous étions parvenus avec lui et son conseil juridique», a déclaré le chef de l'Etat lors d'un entretien avec des radios locales à Guayaquil (sud-ouest).

Le président Moreno, qui n'a pas précisé si l'asile serait retiré au fondateur de WikiLeaks, a ajouté: «Ce n'est pas qu'il ne peut parler librement, ce n'est pas qu'il ne peut s'exprimer librement, c'est qu'il ne peut mentir et encore moins pirater ou intercepter des comptes ou des téléphones privés».

Quito a dénoncé devant un rapporteur de l'ONU la diffusion par le site web WikiLeaks, ainsi que sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, de photos, vidéos et conversations privées du président équatorien. Le portail web inapapers.org dénonce en outre des faits présumés de corruption attribués à M. Moreno, qui les a rejetés et affirmé, sans donner de nom, en connaître l'origine.

Le gouvernement continue «à chercher une solution»

«Nous savons qui paie cela. Nous le savons parfaitement. Il est lié à ceux qui ont détourné des milliards de dollars au cours de la décennie passée», avait déclaré vendredi M. Moreno, en rupture avec son prédécesseur et ex-allié Rafael Correa (2007-2017). Il a réaffirmé mardi que le gouvernement continue «à chercher une solution» à la situation de Julian Assange, réfugié en 2012 à l'ambassade équatorienne pour éviter d'être extradé en Suède, où il était accusé de viol présumé, un dossier depuis classé.

Depuis octobre dernier, Quito applique un protocole qui régule ses visites, communications et conditions de salubrité dans l'ambassade, en réaction à ce que le gouvernement considère comme de constantes ingérences du fondateur de WikiLeaks dans les affaires internes de l'Equateur et d'autres pays. Le document précise que son non respect aboutirait à l'«interruption de l'asile».

Julian Assange, 48 ans, reste sous le coup d'un mandat d'arrêt britannique pour violation des conditions de liberté surveillée dans l'affaire suédoise. Il craint, en cas d'arrestation, d'être extradé aux Etats-Unis pour la publication en 2010 sur son site de milliers de documents confidentiels du département d'État américain et du Pentagone, repris dans les médias du monde entier.

AFP

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