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L'Equateur est prêt à accueillir Assange sous condition

Le pays d'Amérique du Sud accepterait, si le fondateur de Wikileaks n'est pas mis en accusation.

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, lors d'une intervention par vidéo en République tchèque le 29 octobre 2015.
Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, lors d'une intervention par vidéo en République tchèque le 29 octobre 2015.
AFP

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, pourra se rendre en Equateur, qui lui a octroyé l'asile en 2012, s'il n'est pas accusé par la justice suédoise, a déclaré vendredi la diplomatie équatorienne. Les enquêteurs suédois doivent l'interroger dans l'ambassade de Quito à Londres.

«S'il n'est pas sous le coup d'une accusation, il pourra sortir. Nous espérons ne pas avoir de problème avec le Royaume-Uni et en principe, il viendrait en Equateur puisqu'il bénéficie de l'asile dans notre pays», a déclaré le ministre équatorien des affaires étrangères, Ricardo Patiño.

Les autorités britanniques devront toutefois délivrer un sauf-conduit à Julian Assange, accusé de crimes sexuels qu'il nie, afin qu'il puisse quitter l'enceinte de l'ambassade d'Equateur, où il vit reclus depuis 2012.

Accord d'entraide

La justice suédoise a annoncé mercredi avoir demandé à Quito l'autorisation d'interroger l'Australien dans l'enceinte de l'ambassade. «Nous avons dit dès le début que nous y étions disposés, que les portes sont ouvertes, mais en respectant la souveraineté de l'Etat équatorien», a rappelé Ricardo Patiño.

La Suède et l'Équateur ont signé en décembre un accord d'entraide judiciaire général pour faire avancer les enquêtes qui ont des ramifications dans les deux pays, mais surtout permettre l'interrogatoire de l'Australien.

Julian Assange, 44 ans, est accusé par une Suédoise d'un viol commis dans la région de Stockholm en août 2010. Visé par un mandat d'arrêt européen, il refuse de se rendre en Suède de crainte d'être extradé vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500'000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250'000 communications diplomatiques.

(ats)

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