Erdogan se défend de convoiter Afrine

SyrieLe président turc a affirmé samedi par téléphone à Emmanuel Macron qu'Ankara «ne convoite pas le territoire d'un autre pays».

Le président Erdogan lors d'un discours le 30 janvier 2018.

Le président Erdogan lors d'un discours le 30 janvier 2018. Image: AFP

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu samedi à rassurer son homologue français Emmanuel Macron à propos des opérations de l'armée turque en Syrie, soulignant qu'elles visaient à lutter contre des «éléments terroristes» et qu'Ankara «ne convoitait pas le territoire d'un autre pays».

L'armée turque et ses alliés syriens ont lancé le 20 janvier l'opération «Rameau d'olivier» visant à déloger de l'enclave syrienne d'Afrine les Unités de protection du peuple (YPG), accusées par Ankara d'être la branche en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée «terroriste» par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Emmanuel Macron avait mis en garde mercredi dans un journal français la Turquie contre toute velléité d'«invasion» de la Syrie, des propos qui avaient suscité la colère des responsables turcs. Pour les Occidentaux, les YPG ne sont pas un groupe terroriste et ils se sont mêmes révélés être de précieux alliés dans la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

«Nettoyer» les terroristes

Lors d'une conversation téléphonique, Recep Tayyip Erdogan a assuré à Emmanuel Macron que la Turquie «ne convoitait pas le territoire d'un autre pays», selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle turque Anadolu. Il a ajouté que l'opération en cours «ne visait qu'à nettoyer» la région d'Afrine, dans le Nord de la Syrie, «des éléments terroristes» tels que les YPG.

Le chef d'Etat turc, qui cherche à relancer ses relations avec l'Europe, considérablement dégradées depuis la vague de répression dans son pays et le quasi-gel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, a tenté de bâtir une relation forte avec Emmanuel Macron, lui rendant visite en janvier pour des discussions bilatérales.

Mais le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu avait fustigé la mise en garde du président français, affirmant que la France et d'autres pays n'avaient «pas de leçons à donner» à la Turquie. «Nous ne sommes pas la France, qui a envahi l'Algérie», avait-il ajouté. «Les pays comme la France, sur ces sujets, n'ont pas de leçons à nous donner». (afp/nxp)

Créé: 03.02.2018, 23h34

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