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LibyeEsclavage: responsables «traités sans indulgence»

Un document choc montrant l'existence d'esclavage près de Tripoli a indigné le monde. Le gouvernement libyen promet que les responsables seront jugés.

Les conclusions de l'enquête ordonnée par le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) sur des cas d'esclavage en Libye «ne sauront tarder» et les responsables seront «traités sans indulgence», a annoncé jeudi un ministre.

«Des directives claires ont été données pour qu'une enquête fasse la lumière sur cette affaire et identifient les responsables de ces actes afin qu'ils en répondent devant la justice», a indiqué Al-Aref al-Khoja, ministre de l'Intérieur du GNA lors d'une conférence de presse à Tripoli.

«Les résultats de cette enquête ne sauront tarder», a précisé le ministre libyen. La semaine dernière, un documentaire choc de la chaîne de télévision américaine CNN a exposé l'existence de ventes d'esclaves près de Tripoli, indignant le monde entier.

«L'Etat libyen (...) ne tolèrerait pas que les victimes de l'immigration soient traitées autrement que dans le respect de leur humanité», a-t-il affirmé en présence de plusieurs diplomates africains réunis dans le principal centre de rétention de migrants dans la capitale libyenne.

Un Etat-transit

«Tous ceux qui violeront ces principes seront traités sans indulgence», a-t-il promis. Depuis que l'affaire a éclaté, les autorités libyennes se défendent en rappelant le poids que les flux de migrants font porter à ce pays ébranlé par les crises politiques, l'insécurité et de graves difficultés économiques depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La Libye, par sa situation géographique, est devenue un Etat-transit pour les flux de migrants «dont les nombres étaient souvent effarants», a expliqué le ministre, pour qui son pays «ne peut être considéré que comme une étape, pas plus».

La Libye «est une victime de l'immigration clandestine, un Etat-transit, pas sa source», a par ailleurs estimé la présidence du GNA dans un communiqué jeudi. Selon elle, la seule solution est le retour de la stabilité dans le pays.

AFP

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