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Espionnage de pays amis: Merkel ne «savait pas»

La chancelière a répété aux parlementaires qu'elle n'était pas au courant du système d'espionnage mis en place par ses services pour le compte des USA.

L'audition d'Angela Merkel a eu lieu jeudi 16 février 2017.
L'audition d'Angela Merkel a eu lieu jeudi 16 février 2017.
Keystone

La chancelière allemande Angela Merkel a assuré jeudi avoir été surprise d'apprendre que ses services de renseignement extérieurs (BND) espionnaient des pays alliés pour le compte des Américains. Le scandale avait été révélé en 2015.

«Je pensais que le BND n'avait pas ce genre de pratiques», a déclaré Mme Merkel à une commission d'enquête parlementaire sur la coopération entre le BND et son équivalent américain, la NSA. Espionner des pays amis est selon elle «une perte d'effort et d'énergie».

La commission parlementaire allemande se penche sur une affaire qui a commencé à l'été 2013 avec les révélations de l'Américain Edward Snowden. Selon cet ancien consultant de la NSA, l'agence américaine avait mis en place un vaste système de surveillance des communications visant notamment les Allemands, et écouté un téléphone de la chancelière, pendant plusieurs années.

Ces révélations avaient provoqué de fortes tensions entre Berlin et Washington. «L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout», avait alors déclaré Mme Merkel.

La France et l'UE visées

Mais en mars 2015, le scandale a pris une autre tournure avec des révélations établissant que le BND aidait la NSA pour espionner certaines cibles dans des pays alliés dont des responsables du ministère français des Affaires étrangères, de la présidence française ou de la Commission européenne.

La chancelière allemande a déclaré jeudi à la commission parlementaire que, lorsqu'elle avait condamné l'espionnage entre pays alliés en 2013 elle n'avait «aucune raison de croire que ce principe n'était pas respecté par le BND».

Angela Merkel estime qu'il y a eu au sein des services allemands des «défaillances» qui ne doivent plus se répéter. Elle a aussi dit s'attendre à la poursuite de la coopération américano-allemande sous la présidence de Donald Trump, «dans l'intérêt» des deux pays.

(ats)

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