Entre essor et traditions, le «lion africain» joue son destin

Grand angleL’Éthiopie fascine. Sans rien renier de ses origines, ce berceau de l’humanité, ancienne Abyssinie et, désormais, fer de lance d’une Afrique en pleine mutation, jouit de la plus forte croissance touristique au monde. Avec raison!

Dans la région du Tigré, chaque ascension vers les églises rupestres et autres monastères troglodytiques se réalise en compagnie de jeunes du coin. Et offre de saisissants panoramas sur les vastes étendues et massifs montagneux des hauts plateaux de l’ancienne Abyssinie.

Dans la région du Tigré, chaque ascension vers les églises rupestres et autres monastères troglodytiques se réalise en compagnie de jeunes du coin. Et offre de saisissants panoramas sur les vastes étendues et massifs montagneux des hauts plateaux de l’ancienne Abyssinie. Image: GERALD_CORDONNIER

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Au loin, les escarpements du Gheralta s’enflamment au soleil couchant. En quelques heures de route seulement, des paysages époustouflants ont défilé le long de la sublime route qui rallie Aksoum à Adigrat, au nord du Tigré, à quelques dizaines de kilomètres de l’Érythrée. Reliefs vallonnés, collines couvertes d’eucalyptus, piton rocheux qui se détache au loin. Puis, cette vision incroyable: un panorama montagneux qui, dans la brume de fin d’après-midi, dessine jusqu’à onze niveaux d’horizon! C’est ça, l’Éthiopie des hauts plateaux. Celle qui, au nord-est, finit par plonger vers la dépression du Danakil à 136,8 mètres en dessous du niveau de la mer. Et vaut à l’ancienne Abyssinie le joli surnom de «toit de l’Afrique», avec 65% du massif africain qui se situe sur son territoire.

Cette topographie traversée par le grand rift - 6000 km d’une faille tectonique reliant la Syrie au Mozambique - a hissé la capitale Addis-Abeba à 2500 mètres d’altitude. Elle a tracé, il y a des millénaires, les contours de vastes étendues arables, creusé des vallées somptueuses, façonné des canyons arides, ciselé des roches grises, jaunes, ocres… Sitôt la saison des pluies (mi-juin à mi-octobre) terminée, elle garantit, surtout, des températures agréables, conditions idéales pour la découverte de ce pays surprenant - le deuxième plus peuplé d’Afrique, avec ses 107 millions d’habitants -, à la fois fer de lance d’un continent en plein développement et berceau de l’humanité bordé par l’Érythrée au nord, Djibouti et la Somalie à l’est, le Kenya au sud, le Soudan du Sud et le Soudan à l’ouest.

Le vent en poupe

À la corne d’un continent en pleine mutation, au carrefour d’intérêts géostratégiques internationaux, l’Éthiopie a désormais le vent en poupe. Et constitue l’une des plus fascinantes (et méconnues) destinations au monde. Quelques heures dans le pays suffisent ainsi à faire voler en éclats des clichés qui ont la vie dure. Famine, sida, pauvreté, guerres… L’Éthiopie d’aujourd’hui tourne toujours plus la page des fléaux qui l’ont longtemps propulsée à la une des médias. Ceux qui, ponctuellement encore, distillent des doutes légitimes quant à sa «stabilité» politique tout juste esquissée. Et pourtant! Du système quasi féodal qui régissait le pays il y a quelques décennies, ce «lion africain» n’a de cesse de se propulser dans le XXIe siècle. En dix ans, il a doublé son PIB et fait reculer son taux de pauvreté de 44% en 2000 à 23,5% en 2016. D’abord, sous le joug répressif piloté par l’ethnie minoritaire des Tigrés. Depuis peu, grâce à l’action de son jeune et nouveau premier ministre Abiy Ahmed (43 ans), issu pour la première fois du peuple majoritaire des Oromos. Né d’un père musulman et d’une mère chrétienne orthodoxe – les deux principales confessions qui se partagent le profil religieux du pays avec une petite portion d’animistes –, ce téméraire est au pouvoir depuis avril 2018. Il a été porté par un mouvement contestataire tel que le pays n’avait plus connu depuis la chute du Derg, le gouvernement militaire socialiste tombé au début des années 1990.

En quelques mois, l’élu a fait preuve d’une volonté de changement inédite, lançant un processus de paix avec le frère ennemi érythréen, conduisant à un train d’enfer des réformes, libérant des milliers d’opposants de geôles longtemps tenues secrètes, embastillant des hauts fonctionnaires soupçonnés de corruption. Il y a quelques semaines, il s’est aussi engagé à trouver une solution avec l’Égypte et le Soudan autour du conflit des eaux du Nil provoqué par le grand barrage de la Renaissance, la plus grosse installation hydroélectrique du continent en construction au nord et qui menace d’assécher les pays voisins.

Équilibres encore fragiles

À ce jour, rien n’est gagné. Les équilibres sont fragiles et les menaces de renversement politique réelles. Mais, porté par l’afflux de capitaux étrangers – surtout chinois qui en ont fait l’une des têtes de pont de la conquête économique du continent –, le pays aux 80 ethnies défend l’une des plus importantes économies subsahariennes, avec une croissance de 10% par année et la privatisation de nombreuses entreprises d’État. En Afrique, ce boom fait de l’Éthiopie l’une des régions les plus ambitieuses en termes de virage écologique. Et lui permet, avec un bond de 48,6% enregistré l’an dernier, d’afficher la meilleure croissance touristique au monde.

Autant de changements qui laissent l’avenir ouvert à toutes les hypothèses. «Personne ne peut dire où tout cela mènera», explique Luigi Cantamessa, ancien guide et grand spécialiste du pays. Avec sa collègue Ana Inaudi, il a fondé l’agence genevoise Géo-Découverte. Il est l’un des premiers Occidentaux a s’y être établi pour développer le tourisme ou accompagner les expéditions scientifiques dans le sillage des expéditions d’Haroun Tazieff. Installé la moitié de l’année dans la région du Tigré, il jouit d’une position aux avant-postes. «La seule chose qui est claire, c’est que dans ce pays figé dans l’Ancien Testament, dans des techniques qui n’ont souvent pas évolué depuis le Moyen Âge, le simple mot de changement fait peur! Le premier ministre va vraiment devoir jouer finement.»

Signe que les choses bougent, les médias étrangers obtiennent, par exemple, plus facilement un visa. À l’instar de «24 heures» et d’autres journaux romands, autorisés fin 2018 à venir tâter le pouls du changement, invités par des professionnels du tourisme, par la mission éthiopienne à l’ONU et par la compagnie aérienne nationale Ethiopian Airlines. «Jusqu’à peu, la venue de journalistes étrangers était quasi impossible; on sent une volonté certaine de détendre la liberté d’expression, confirment des diplomates et correspondants étrangers rencontrés dans la capitale. Mais seul le temps dira si ce mouvement est sincère ou s’il s’agit d’effets d’annonce.» Le temps et le prochain scrutin électoral, fixé à 2020.

Entre modernité et traditions

Toutes ces réalités politiques et chiffrées, le voyageur qui a soif de paysages impressionnants, de surprises archéologiques ou d’approches plus ethnographiques ne les perçoit pas tout de suite. Elles lui garantissent un confort inhabituel en Afrique pour ses déplacements ou points de chute. Régulièrement, il voit les chantiers se multiplier, le réseau routier ou ferroviaire se déployer, les infrastructures s’améliorer. Mais, au fil des pérégrinations, les époques ne cessent de s’entrechoquer. Sur la route, les porteuses d’eau et troupeaux d’animaux croisent autant de camions poussifs que de 4X4 rutilants. Dans les villages, quelques smartphones sortent des poches alors que les enfants chassent toujours stylos et bonbons. Car l’Éthiopie préservée du tourisme de masse reste celle du café, celle du rastafari, celle de notre ancêtre australopithèque Lucy ou, encore, le pays des églises monolithiques, de la reine de Saba et du dernier empereur Haïlé Sélassié renversé en 1974. Aux quatre coins du pays, le visiteur rencontre un peuple qui dépend à 80% de l’agriculture, assure son seul repas quotidien grâce à une entraide clanique restée intacte et accueille l’étranger avec autant de curiosité que de timidité.

Certes, de gros projets immobiliers sont menés. Un tram a été aménagé à Addis-Abeba - siège de l’Union africaine et troisième ville diplomatique au monde, après New York et Genève. Mais la capitale reste, pour l’heure, une ville infernale et totalement désorganisée. Ailleurs dans le pays, une quinzaine de vastes et très modernes parcs industriels (technologiques, textiles, pharmaceutiques…) se sont disséminés pour écrire le premier chapitre d’une toute nouvelle ère industrielle. La majorité de la population, pourtant, continue à vivre un quotidien rythmé par les récoltes et les traditions tribales ou religieuses. Figé dans ses origines de peuple élu, fier de son histoire qui a fait du pays le deuxième État chrétien après l’Arménie, l’Éthiopien s’empare ainsi avec perplexité de cette récente modernité.

«Ces success stories sont motivantes mais ne sont qu’une goutte d’eau, assure Markos Hilina, guide francophone. Partout, manger reste le but essentiel. En milieu urbain, le chômage atteint 40%. Tant que l’éducation n’aura pas fait évoluer nos mentalités, tant que les prêtres continueront à dicter notre mode de pensée, la majorité d’entre nous passera à côté de tous ces changements. Le pays est sur la bonne voie mais… la route est encore longue.»

Un point de vue que partage Hagos Gebremariam, sociologue à l’Université d’Adigrat. «Les équilibres économiques, politiques, interethniques et sociaux sont secoués. L’enjeu, aujourd’hui, est d’éviter qu’une crise de croissance n’éclate et ne réveille des tensions, menaçant jusqu’à la cohabitation interreligieuse séculaire ou aux frontières du pays. Car de l’Éthiopie, dépend l’équilibre de toute l’Afrique.» D’où l’intérêt permanent que porte la communauté internationale à cette région du monde. Elle est, pour la Suisse, le premier partenaire commercial en Afrique de l’Est, avec près de 340 millions de francs d’échanges commerciaux et une vingtaine d’entreprises helvétiques présentes sur le territoire. La France, elle, y est venue encore récemment promettre aide et capitaux pour soutenir le développement - économique, touristique et social, puisque tout y est lié.

Les défis du développement

En mars justement, la promesse la plus ferme formulée par le président Emmanuel Macron touchait à la préservation du site de Lalibela, apothéose de tout périple à travers l’Éthiopie historique, celle où se déploie avec force une foi orthodoxe très vivante, gravée dans le basalte des envoûtantes églises monolithiques du site classé à l’Unesco et menacé de dégradation. Ces églises constituent le fleuron, unique au monde, d’une visite culturelle du pays. Le défi: concilier l’afflux touristique (37'000 visiteurs en 2017) avec la foi vibrante des centaines de pèlerins qui affluent régulièrement pour participer, drapés de blancs, aux nombreuses cérémonies religieuses qui s’y déroulent. Au milieu des croyants qui prient ou entrent en transe, toute visite de ce lieu saint devient très vite bouleversante. Qu’en sera-t-il si le boom touristique se poursuit? La grogne monte.

Et comment protéger ce patrimoine sitôt que le moindre clou ne peut être planté dans les murs? «C’est peut-être ici que l’on mesure le plus les contradictions de mon pays et les enjeux à résoudre, confie Markos, le guide. À Lalibela, l’étranger est toujours le bienvenu parce que, outre les devises qu’il amène, la population n’a en réalité pas compris que l’on puisse venir pour une autre raison que religieuse. Le seul souci des fidèles est, en fait, que l’on touche aux murs sacrés ou qu’une personne impure (ndlr: non chrétienne, enceinte…) ne pénètre une église. Tout le reste les dépasse.» Alors, les prêtres en profitent pour perpétuer des croyances ancestrales. Avec l’espoir de freiner le souffle d’un changement pourtant inéluctable. (24 heures)

Créé: 26.05.2019, 15h43

Les églises monolithiques de Lalibela

Nulle part ailleurs dans le monde, le visiteur vivra une expérience similaire à la découverte des églises monolithiques de Lalibela, vieilles de 900 ans. Sculptés et décorés de fresques à l’intérieur, mais surtout uniques dans leur architecture, ces onze édifices creusés dans le tuf volcanique (jusqu’à 15 mètres en dessous du niveau du sol) et entourés de douves sèches sont régulièrement pris d’assaut par les fidèles qui vivent au rythme de la foi orthodoxe.

Entre patrimoine archéologique et lieu de culte toujours vivant, toute visite de ce site classé à l’Unesco marque durablement. On n’y croise plus les ermites qui ont longtemps hanté les lieux ni la cour des miracles qui, jusqu’au développement du tourisme, squattait l’endroit. Les villageois ont été déplacés. Mais un voyage dans la ville sainte de Lalibela, perchée à 2630 m d’altitude, aura toutes les chances de croiser celui de centaines de croyants drapés de blanc et venus prier ou chercher la bénédiction quasi chamanique des prêtres, gardiens des lieux. Cette rencontre avec les pèlerins qui affluent dans la ville sainte révèle à quel point, dans les hautes terres, l’Église orthodoxe d’Éthiopie influence complètement la vie sociale, politique et culturelle. Bâtie sur les fondements du judaïsme, elle dicte restrictions alimentaires, mode d’abattage des animaux ou encore un calendrier religieux qui compte au total 180 jours de jeûnes imposés, chaque année, aux laïques et plus de 250 pour les prêtres! Toute une réalité qui se mesure véritablement dans les somptueuses églises de Lalibela. Ou plus au nord, en arpentant les églises, cette fois-ci troglodytes, du Tigré.

Les monastères et églises rupestres du Tigré

Moins connus que les églises monolithiques, les sites rupestres dans l’est du Tigré constituent une expérience et une découverte tout aussi mémorable que Lalibela. Creusés dans des falaises, installés
dans des grottes, perchés au sommet de collines, les 120 églises et monastères troglodytiques auraient été aménagés pour échapper aux invasions musulmanes, entre le IXe et le XVe siècle. Les plus célèbres se situent dans la région du Gheralta. Leur visite peut s’apparenter à une vraie aventure, tant certains sont difficiles d’accès. Au bout de l’effort, la magie de quelques fresques, des vues sublimes sur la région et, parfois, la chance d’assister à une cérémonie religieuse colorée qui rivalisent de psalmodies, prières et chants, aux sons de tambours, sistres et grelots.

Lucy, les Aksoumites et l’Arche d’Alliance

Le berceau de l’humanité au carrefour de cultures et de civilisations. Avec 9 sites inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, l’Éthiopie est le joyau culturel du continent africain. Aujourd’hui, le pays est toujours une mosaïque composée de plus de 80 ethnies parlant près de 290 langues et dialectes différents. À la rencontre des peuples du Sud, le voyageur se plonge dans une culture tribale, nourrie d’animisme, de rites et de traditions millénaires. À côté des régions ou des villes à majorité musulmane qui ceinturent le centre, c’est l’Église orthodoxe éthiopienne qui, depuis le Ve siècle, rythme le quotidien sur les hauts plateaux, là où se déploie l’Éthiopie historique.

Mais avant de découvrir les incroyables églises et monastères chrétiens du pays, d’autres époques excitent l’imagination. La découverte en 1974 du fossile de Lucy, vieux de 3,18 millions d’années, fait de cette région du monde le berceau de l’humanité. Une copie du squelette australopithèque est visible à Addis-Abeba. À Aksoum, tout au nord, ce sont d’autres mystères qui surgissent, des énigmes qui se réveillent autour d’antiques et vertigineuses stèles. Seuls témoins de la civilisation aksoumite qui a conduit à l’ère chrétienne, 150 - dont trois incontournables – obélisques sculptés fendent le ciel et indiquent la présence, en sous-sol, de tombeaux royaux encore inconnus (à peine 10% du site a été fouillé, à ce jour!). Mais la ville d’Aksoum - fondée par l’un des petits-fils de Noé - regorge d’autres mystères. A-t-elle été le refuge de la reine de Saba, comme les légendes éthiopiennes l’affirment? Et, surtout, l’une de ses chapelles abrite-t-elle vraiment l’Arche d’Alliance et ses Tables de la Loi? Le patriarche, gardien de la tradition, répondait il y a quelques années à cette question par une jolie pirouette: «En tout cas, c’est ce que mon père m’a toujours assuré.» Preuve s’il en faut que l’Éthiopie d’aujourd’hui se tisse encore de grande histoire, de légendes ancestrales, de vie de saints et autres récits religieux restés intacts mais tous entrelacés.

Le Danakil, point le plus bas du continent

Apothéose d’un voyage à travers les hauts plateaux: la descente à - 136,8 mètres d’altitude dans la dépression de Danakil, à travers le désert de sel laissé par le retrait de la mer Rouge il y a des millions d’années. Au bout de ce périple d’une demi-journée en 4X4: le souvenir de la colline de Dallol entourée de petits volcans encore actifs, geysers et concrétions de soufre, étangs acides, aiguilles de sel soufflées par le vent, bassins multicolores quasi coralliens. Les scientifiques pensent que l’on pourrait y trouver des conditions biologiques similaires à celles qui ont permis la naissance de la vie sur terre. En attendant que les études en cours aboutissent, le visiteur savourera, déjà, l’expérience menée avec guide et escorte armée à travers l’une des régions les plus inhospitalières au monde. En route sitôt que l’on a quitté le Gheralta et ses airs de sud-ouest américain pour s’enfoncer dans le territoire musulman Afar, on croise caravanes de dromadaires et forçats du sel, ces nomades qui, par près de 38° en moyenne, exploitent le sol craquelé du lac Assal.

Carnet pratique

Contrairement à beaucoup d’autres pays africains, l’Éthiopie est un pays sûr, avec une offre de transports et d’hôtels en constant développement.

Y aller, se déplacerEthiopian Airlines a ouvert une ligne directe Genève Addis-Abeba, via Milan, et permet de rallier le pays en moins de 9 h pour moins de 1 000 fr. Opter pour cette compagnie dès le départ de Suisse est une solution judicieuse afin de bénéficier, à l’intérieur du pays, d’importantes réductions sur les vols internes. La route permet de savourer les sublimes paysages. Une option à combiner avec l’avion (avec 22 aéroports domestiques) afin de réduire les distances, importantes selon l’itinéraire choisi.

Se logerComptez entre 40 et 100 fr. la nuit pour des hôtels de standing moyen mais confortables.
Notre coup de cœur hôtelier:
Le Lodge Korkor au cœur du Gheralta, avec réveil face à la chaîne montagneuse qui s’enflamme au lever du soleil. Idéal pour visiter les églises rupestres et mener une excursion dans le Danakil
(www.korkorlodge.com).

MangerLa cuisine éthiopienne est parmi les plus variées du continent africain, avec comme étape obligée l’injera, crêpe spongieuse et plat national, le wat (succulent ragoût décliné de multiples façons), divers hachis crus ou cuits ainsi que de nombreux currys de légumes. Mais pas seulement! Le pays est l’un des seuls, avec le Liberia, à ne pas avoir été colonisé par l’Occident. Occupé, toutefois, quelques années par l’Italie, il a intégré à sa cuisine des plats de la Péninsule et propose un vaste choix de recettes ou d’adresses italiennes, à Addis-Abeba – la capitale sans charme qui ne justifie une halte que pour visiter quelques musées et profiter, surtout, de ses nombreux et excellents restaurants - comme ailleurs.

Guide et agence de voyagesSi Lonely Planet propose un guide relativement complet sur l’ensemble du pays, l’Éthiopie historique ne peut se découvrir sans la nouvelle édition du guide édité par les éditions Olizane et rédigé par le spécialiste du pays, l’italo-genevois Luigi Cantamessa, cofondateur de l’agence Géo-Découverte. Basée à Genève, celle-ci s’est spécialisée depuis plus de trente ans dans le voyage culturel et propose des circuits en groupe ou individuels
dès 4000 fr. (www.geo-decouverte.com).

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