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SyrieLes Etats-Unis écartent une action unilatérale

Les Etats-Unis, qui sont prêts à frapper la Syrie, ne mèneront pas une action unilatérale et incluront leurs alliés. Les frappes pourraient durer plus d'un jour.

Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)
Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)
AFP
Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)
Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)
AFP
Khalil Ashawi, Reuters
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Les Etats-Unis, s’apprêtent à frapper la Syrie, accusée d'avoir perpétré un massacre aux armes chimiques le 21 août dernier. Washington écarte cependant une action militaire unilatérale, et a discuté avec ses alliés d'éventuelles frappes qui pourraient durer plus d'un jour, a déclaré mercredi un haut responsable américain.

«Aucune action militaire ne sera unilatérale. Cela doit inclure nos alliés internationaux», a affirmé ce haut responsable s'exprimant auprès de journalistes sous couvert de l'anonymat.

Des responsables de l'administration Obama se sont entretenus avec la Turquie, la Jordanie et d'autres partenaires sur d'éventuelles représailles du régime d'Assad en cas d'attaques, a indiqué cette source. «Il est possible que le gouvernement syrien fasse à nouveau usage d'armes chimiques. On ne peut pas écarter cette hypothèse», a ajouté le haut responsable.

«Nous sommes prêts à y aller»

Mercredi matin, Washington a clairement montré Damas du doigt. Le vice-président Joe Biden avait déclaré que «les responsables de cet usage effroyable d'armes chimiques en Syrie ne font aucun doute: c'est le régime syrien». Il avait ajouté que «ceux qui utilisent des armes chimiques contre des hommes, des femmes et des enfants sans défense doivent rendre des comptes».

Selon le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, les Etats-Unis ont «positionné des éléments pour être capables de répondre à toute option choisie par le président»: «Nous sommes prêts à y aller».

Signal dangereux

Dans le même temps, si les Etats-Unis n'interviennent pas militairement, cela enverra un dangereux signal aux autres régimes disposant de stocks d'armes chimiques, notamment la Corée du Nord, a-t-il le haut responsable.

«Il y a une dimension humanitaire à cela», a déclaré le responsable. «Quel message cela envoie-t-il au monde si un gouvernement peut user impunément des armes les plus abominables, les armes chimiques, sur son propre peuple?»

Ce haut responsable n'a pas voulu préciser si le plan d'attaque prévoyait d'aller au-delà de l'utilisation de missiles de croisière et s'il nécessiterait d'envoyer des avions de combat dans l'espace aérien syrien. «Nous étudions toutes les options», a-t-il ajouté.

Pas de crainte contre des ripostes

Un second responsable a précisé que l'administration Obama continuait à travailler à définir les objectifs précis d'une éventuelle intervention dont l'objectif serait de dissuader Bachar al-Assad d'utiliser une nouvelle fois des armes chimiques et de neutraliser ses moyens pour y parvenir.

Cette source a confirmé que les Etats-Unis et leurs alliés étaient prêts à des représailles syriennes. «Nous pensons pouvoir gérer n'importe quelle riposte syrienne» ou n'importe quelle réaction «de parties extérieures, comme l'Iran ou le Hezbollah au Liban».

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