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DiscussionsArménie et Azerbaïdjan se séparent sans résultat

Les deux chefs d'Etat ont mené des négociations sur le conflit qui oppose leurs pays sur la région du Nagorny-Karabakh.

Les présidents azéri Ilham Aliev (gauche) et arménien Serge Sarkissian (droite) se sont déjà rencontrés en 2008 à Moscou, mais sans percée majeure.
Les présidents azéri Ilham Aliev (gauche) et arménien Serge Sarkissian (droite) se sont déjà rencontrés en 2008 à Moscou, mais sans percée majeure.
Keystone

Les discussions sur le Nagorny-Karabakh samedi à Berne entre les présidents arménien Serge Sarkissian et azerbaïdjanais Ilham Aliev n'ont pas permis de rapprochement. «Leur rencontre en tête à tête leur a donné l'opportunité de clarifier leurs positions respectives», a indiqué l'OSCE.

Les présidents ont discuté des violences récentes et ont exprimé leur préoccupation face aux armes lourdes et aux victimes qu'elles provoquent, en particulier les victimes civiles, écrit dans un communiqué le «Groupe de Minsk» de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Ce groupe, qui coordonne les efforts de paix entre les deux pays du Caucase du Sud, était également représenté à Berne. Il précise dans son communiqué que les présidents soutiennent le travail qu'il mène pour formuler des propositions «afin de réduire la violence sur la ligne de contact et sur la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaidjan, y compris avec un mécanisme d'enquête».

«Pas d'alternative au dialogue»

«Les deux parties ont exposé leur vision de différents aspects de la résolution du conflit. Malheureusement, les positions ne coïncident pas», a déclaré de son côté le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian, dans des propos diffusés à la télévision arménienne.

Le ministre, qui a pris part aux entretiens après un tête-à-tête des deux présidents, a ajouté que la rencontre avait subi «l'influence de l'escalade de la situation, des provocations azerbaïdjanaises, des violations flagrantes du cessez-le-feu».

«Il est primordial que les discussions continuent, et il n'y a pas d'alternative au dialogue. Plus il y aura de rencontres de ce genre, plus nous aurons de chances de faire baisser les tensions dans la zone et d'avancer vers un règlement du conflit», avait-il auparavant souligné.

Appel de Burkhalter

En accueillant les deux présidents, Didier Burkhalter les avait appelés à renforcer le dialogue et à renoncer à tout acte de violence. Le chef de la diplomatie suisse a souligné que le conflit relatif à la région du haut-Karabakh ne pourrait être résolu que par un processus de négociation conséquent, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué.

Il a en outre répété que la Suisse se tient à disposition pour soutenir les efforts de dialogue, en accueillant des rencontres et en mettant à disposition des experts. Didier Burkhalter avait invité les deux hommes à venir mener des entretiens en Suisse en 2014, alors qu'il présidait l'OSCE.

La réunion a lieu à l'invitation de la Suisse, mais celle-ci ne participe pas à l'entretien, avait précisé le DFAE jeudi.

Près de 30'000 morts

Peuplée en majorité d'Arméniens mais rattachée à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique, la région montagneuse du Nagorny-Karabakh a été le théâtre d'une guerre qui a fait 30'000 morts et des centaines de milliers de réfugiés entre 1988 et 1994.

Malgré la conclusion d'un cessez-le-feu et plusieurs années de négociations, aucun traité de paix n'a toutefois été signé. Les accrochages se multiplient le long de la ligne de démarcation de la région séparatiste et les deux pays s'accusent mutuellement de déclencher ces attaques.taques.

ats

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