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«Ce qui se passe aujourd’hui, c’est ce qu’on dénonçait depuis un an»

Il y a un an, ils lançaient la grève des Urgences en France. Aujourd’hui, ils sont au front du coronavirus. La colère des petites mains des hôpitaux.

«Mais si on avait obtenu ce qu’on voulait, on aurait eu des lits en plus, et pour ces lits il y aurait eu des soignants en plus, et pour trouver des soignants, ce qu’on ne trouve pas depuis longtemps, il y aurait eu une revalorisation de 300 euros mensuels.»
«Mais si on avait obtenu ce qu’on voulait, on aurait eu des lits en plus, et pour ces lits il y aurait eu des soignants en plus, et pour trouver des soignants, ce qu’on ne trouve pas depuis longtemps, il y aurait eu une revalorisation de 300 euros mensuels.»
Keystone

À l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris, Candice Lafarge et Abdel Dougha font partie du petit groupe paramédical – des petites mains, tous deux sont aides-soignants – qui avait lancé au mois de mars 2019 la grève des services d’urgence. Leur mouvement, totalement ignoré au départ et traité par un silence méprisant, avait peu à peu fait tache d’huile et gagné plus de la moitié des hôpitaux du pays, avant d’être rejoint à l’automne par les médecins.

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