Passer au contenu principal

La Belgique, labo d’une vague Verte continentale

À trois semaines des élections européennes, le climat s’impose dans le Plat Pays comme le seul thème mobilisateur pour des citoyens que la loi oblige à se rendre aux urnes.

Chaque jeudi depuis décembre dernier, de jeunes belges se réunissent en foule devant la gare de Bruxelles pour exprimer leur frustration face au manque d’action du gouvernement.
Chaque jeudi depuis décembre dernier, de jeunes belges se réunissent en foule devant la gare de Bruxelles pour exprimer leur frustration face au manque d’action du gouvernement.
NURPHOTO/GETTY

Si l’on veut comprendre le rapport qu’entretiennent les Belges à la politique, il suffit d’écouter cette histoire qu’on raconte encore volontiers aujourd’hui autour d’une bière dans les bars d’Anvers. La ville s’est dotée il y a quelques années d’un tout nouveau Palais de Justice, à l’architecture flamboyante ultramoderniste, malgré les protestations des Anversois échaudés par la facture finale. Le bâtiment à peine inauguré, la première camionnette sécurisée qui y amenait les prévenus en vue de leur audition a dû faire demi-tour, car elle ne passait pas la porte… Amusés, désabusés, les habitants du Plat Pays n’attendent plus grand-chose de leurs autorités politiques. Et on le sent en particulier à cette veille des élections européennes. Sylvie, la quarantaine, cadre dans une société d’Anvers, avoue sans détour: «Au travail, personne ne parle des élections, tout le monde s’en fiche. J’ai même des amis qui n’iront pas voter, malgré la loi.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.