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Présidentielle françaiseBerlin dément un pacte anti-Hollande

Un porte-parole d'Angela Merkel a réfuté dimanche que des dirigeants européens conservateurs se soient mis d’accord pour boycotter le socialiste François Hollande.

La droite européenne comploterait dans le dos de François Hollande selon Der Spiegel.
La droite européenne comploterait dans le dos de François Hollande selon Der Spiegel.
Keystone

"Chaque chef de gouvernement européen choisit indépendamment si et comment il souhaite recevoir M. Hollande. En Allemagne, il n’y a pour le moment aucun rendez-vous de prévu" avec la chancelière Angela Merkel, a indiqué une porte-parole du gouvernement allemand.

Der Spiegel écrit dans son numéro paru dimanche que Mme Merkel, le président du Conseil italien, Mario Monti, et le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, se sont "engagés verbalement" à ne pas recevoir M. Hollande, que les sondages donnent vainqueur de la présidentielle française.

Le Premier ministre britannique David Cameron se serait joint à eux, ajoute-t-il. D’après l’hebdomadaire, les dirigeants conservateurs sont "scandalisés" par la déclaration du candidat socialiste sur une renégociation du pacte fiscal, une pièce centrale du sauvetage de la zone euro.

Vives réactions

Le Parti socialiste français a vivement réagi samedi soir à ce qu’il a qualifié de "boycott", un de ses secrétaires nationaux déclarant dans un communiqué: "Angela Merkel en fait trop !".

En Allemagne, le parti social-démocrate SPD a été le seul à réagir, dans un communiqué d’une ligne regrettant que Mme "Merkel nui(se) aux intérêts de l’Allemagne", en "tentant d’influencer la campagne en France".

Dans un entretien paru dans l’édition dominicale du quotidien Die Welt, mais réalisé avant la publication des informations du Spiegel, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle avait appelé la classe politique allemande en général à ne pas s’immiscer dans la campagne politique française.

"Je recommande à tous les partis politiques allemands de faire preuve de retenue. Les divergences politiques allemandes ne doivent pas être exportées vers la France", a estimé le ministre, membre du parti libéral FDP, petit partenaire de coalition des conservateurs CDU/CSU de Mme Merkel.

Alliance Merkel Sarkozy

Début février, Mme Merkel a apporté son soutien au président français conservateur Nicolas Sarkozy, candidat à sa réélection.

"Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans car nous appartenons à des partis amis", avait-elle déclaré après un Conseil des ministres franco-allemand à Paris.

Elle avait aussi rappelé que M. Sarkozy était venu lui prêter main forte en 2009, avant les législatives qui ont permis sa reconduction à la tête du gouvernement allemand. Elle-même devrait participer à un ou des meetings de M. Sarkozy.

M. Hollande avait ironisé sur ce soutien, jugeant que le fait que Nicolas Sarkozy ait "besoin" d’Angela Merkel "en disait long sur sa situation".

"Si Mme Merkel veut faire campagne pour M. Sarkozy, elle en a parfaitement le droit (...). C’est même une tâche rude qu’elle se donne car ça ne sera pas facile de convaincre les Français ", avait-il plaisanté.

François Hollande a demandé à être reçu par Angela Merkel. Une rencontre à Berlin entre Mme Merkel et M. Hollande, qui mène largement dans les sondages face à Nicolas Sarkozy, a été évoquée pour mai, sans être confirmée ou infirmée.

L’élection présidentielle française se tient les 22 avril et 6 mai.

AFP

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