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Un bicorne de Napoléon à Waterloo aux enchères

Le trophée de guerre aurait été ramassé sur le célèbre champ de bataille par un capitaine hollandais. Il sera mis aux enchères lundi.

Le chapeau en feutre dit «castor noir» présente aujourd'hui des déchirures et craquelures.
Le chapeau en feutre dit «castor noir» présente aujourd'hui des déchirures et craquelures.
AFP

La Napoléon-mania des collectionneurs va-t-elle se confirmer? Un bicorne attribué à Napoléon, ramassé sur le champ de bataille de Waterloo, est vendu aux enchères lundi en France, avec en ligne de mire les près de deux millions d'euros déboursés en 2014 par un Sud-Coréen pour un chapeau similaire.

En 15 ans de règne, Napoléon (1769-1821) en aurait usé environ 120. Une vingtaine ont été plus clairement identifiés, dont celui-ci.

«Il faut que ça corresponde en termes de dates, de taille de tour de tête. Il y a aussi des petits détails: il ne supportait pas la garniture, donc elle était toujours enlevée; il demandait des petits renforts à certains points pour pouvoir l'attraper», explique à l'AFP Étienne De Baecque, commissaire-priseur de la maison de ventes De Baecque et Associés, qui organise les enchères à Lyon (centre-est).

Mais «comme toujours dans les souvenirs historiques, il y a une part de rêve et de doute», ajoute-t-il. Ce chapeau en feutre dit «castor noir» aurait été ramassé après la bataille de Waterloo (Belgique) et la fuite de l'empereur des Français par un capitaine hollandais. Un beau trophée de guerre qui présente aujourd'hui des déchirures et craquelures.

Napoléon-mania

Selon le commissaire-priseur, cette pièce, mise à prix entre 30'000 et 40'000 euros, ne devrait pas égaler le record atteint par un autre bicorne en 2014 parce qu'il est en moins bon état et aussi parce que sa provenance est moins prestigieuse.

En 2014, le roi du poulet sud-coréen, Kim Hong-Kuk, président-fondateur du géant agro-alimentaire Harim, avait déboursé 1,8 million d'euros - cinq fois son prix estimé - pour acquérir ce chapeau qui provenait d'une collection de Louis II de Monaco (1870-1949), arrière-grand-père du prince Albert qui avait décidé de la disperser.

Reste la Napoléon-mania: en novembre, une fragile feuille de laurier en or, pesant seulement dix grammes, destinée à orner la couronne portée par Napoléon Bonaparte lors de son sacre en 1804, avait été adjugée pour 625'000 euros à Fontainebleau (sud-est de Paris), ville dont le château abrite un musée dédié à l'empereur.

(AFP)

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