Brexit: Bruxelles dément la conclusion d'un accord

Services financiersAprès des révélations dans la presse faisant état d'un accord sur les services financiers avec le Royaume-Uni, le négociateur en chef de l'UE dans le Brexit a dû démentir jeudi.

Michel Barnier a été obligé de démentir les informations du «Times».

Michel Barnier a été obligé de démentir les informations du «Times». Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a démenti jeudi la conclusion d'un accord sur les services financiers visant à maintenir l'accès britannique au marché européen après le Brexit, annoncée par le «Times». «Articles de presse trompeurs sur le Brexit et les services financiers», a écrit le Français dans un message posté sur Twitter.

«Rappel: l'UE peut accorder et retirer l'équivalence de certains services financiers de manière autonome. À l'instar d'autres pays tiers, l'UE est prête à engager un dialogue réglementaire étroit avec le Royaume-Uni dans le respect absolu de l'autonomie des deux parties», a-t-il poursuivi.

Pas d'accord de principe

Il réfute ainsi une information du quotidien britannique selon laquelle «les négociateurs britanniques et européens ont conclu un accord de principe sur tous les aspects d'un futur partenariat sur les services, ainsi que sur l'échange de données».

Le quotidien cite des sources gouvernementales pour affirmer que l'UE garantirait aux entreprises britanniques l'accès aux marchés européens tant que la règlementation financière britannique resterait largement alignée sur celle de l'Europe. Interrogé par l'AFP, le ministère du Brexit s'est borné à souligner que «rien n'est conclu jusqu'à ce que tout soit conclu».

La livre a connu un net mouvement de hausse peu après 00h00 GMT à la suite de la publication de l'article du «Times». La devise britannique s'approchait vers 08h00 GMT de 1,29 dollar, soit un plus haut en une semaine.

Londres souhaite un accord qui permette aux entreprises financières britanniques de continuer à opérer en Europe après le Brexit le 29 mars 2019, notamment pour protéger la place financière de la City. L'UE propose elle un mécanisme d'équivalences pour permettre au secteur financier britannique de continuer à avoir accès au continent.

Début octobre, la Banque d'Angleterre s'inquiétait de la faible progression des discussions et rappelait que les sociétés européennes ont passé l'équivalent de 69'000 milliards de livres d'engagements financiers via des chambres de compensation britanniques, qui devraient être transférés à des chambres européennes ou interrompus d'ici à la fin mars 2019, en cas d'absence d'accord.

De son côté, le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, a estimé qu'un accord sur la sortie de l'UE pourrait être scellé d'ici au 21 novembre, dans une lettre adressée à des parlementaires et publiée mercredi, affirmant que «95% de l'accord de retrait est maintenant réglé».

Les négociations butent encore sur la manière d'empêcher le retour d'une frontière dure entre l'Irlande du Nord, membre du Royaume-Uni, et la République d'Irlande, membre de l'UE.

TWITTER (afp/nxp)

Créé: 01.11.2018, 15h15

Articles en relation

Accord avec l'UE sur le secteur financier

Brexit Selon le Times, Londres a trouvé un accord avec l'UE permettant à son secteur financier de garder accès au marché unique. Plus...

Londres espère un accord d'ici au 21 novembre

Brexit La fin des négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne est en vue. Plus...

Brexit: l'EU se dit prête à gérer tout risque financier

Europe La zone euro a pris les dispositions pour contenir les turbulences pouvant découler d'un éventuel échec des négociations sur le Brexit. Plus...

Les relations doivent se poursuivre après le Brexit

Suisse/Grande-Bretagne Berne veut que les relations qu'entretiennent la Suisse et la Grande-Bretagne se poursuivent sans interruption. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.