Cécilia Attias: «Je pourrais tout à fait vivre à Genève»

InterviewA la veille de la parution de son livre autobiographique «Une envie de vérité» aux éditions Flammarion, l'ex-femme de Nicolas Sarkozy nous a accordé un entretien téléphonique.

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«Une hypersensible vulnérable», voilà comment se décrit Cécilia Attias, ex-épouse du président de la République française Nicolas Sarkozy, dans son livre autobiographique «Une envie de vérité» qui paraît ce mercredi 9 octobre aux éditions Flammarion.

24 heures: Quel est votre rapport à la Suisse, et à Genève où votre époux Richard Attias était auparavant basé pour travailler pour Publicis? Je pourrais tout à fait vivre à Genève. Il y a un melting-pot similaire à celui que j’apprécie à New York, sauf que la ville est plus à taille humaine. Genève est calme et sereine. Contrairement à ce qui a été dit, mon fils Louis n’a jamais fréquenté l’institut Florimont. Il n’a même jamais mis les pieds à Genève, je pense ! J’y ai néanmoins des amis et y vais de temps à autre. J’aime beaucoup cette ville que je trouve formidable.

Vous écrivez que vous skiiez, enfant, à St Moritz. Oui, avec mon père et l’un de mes frères, il nous est arrivé d’aller skier, enfants, à St Moritz.

Vous écrivez avoir eu une opération cardiaque à l’âge de 14-15 ans. C’est aussi un souvenir lié à notre pays ?

Oui, suite à cette opération, qui était encore rare à l’époque (la ligature d’un canal artériel suite à une malformation de naissance, ndlr), je suis restée six mois à Zermatt, avec ma mère. On y était vraiment bien. Juste avant, à l’hôpital Broussais à Paris, où j’avais été opérée par le professeur Dubost, il y avait le père Boulogne, le premier transplanté cardiaque, dans la chambre qui jouxtait la mienne. Avec le père Boulogne, on se raccrochait à une affiche qui était dans sa chambre : le Cervin.

Vous avez joué un rôle dans la libération de Max Göldi et Rachid Hamdani, otages en Libye. Vous écrivez « en sous-main, un accord financier avait été trouvé entre la Suisse et la Libye ».

C’est aux autorités suisses de vous répondre sur l’aspect financier (la Suisse a versé au profit de la Libye 1,5 million de francs à titre de compensation suite à la publication illégale de photos d’Hannibal Kadhafi que Berne a finalement pu récupérer, nous répond le DFAE). Pour le reste, je pense que c’est ma volonté qui a permis qu’on m’écoute. J’ai parlé deux ou trois heures avec le premier ministre libyen, puis j’ai eu un long entretien téléphonique avec le colonel Kadhafi. Richard et moi avons, je pense, aidé à faciliter la libération des otages, à condition que nous ne repartions pas avec eux. Le premier ministre m’avait en effet montré une caricature de lui, sortie dans la presse à l’époque de la libération des infirmières bulgares, où on le voyait impuissant sur le tarmac. « Vous comprenez bien que je ne peux pas me ridiculiser une seconde fois en libérant les Suisses ! » m’avait-il dit.

Mais n’aviez-vous pas peur que les autorités libyennes ne tiennent pas parole une fois que vous auriez le dos tourné ?

Si, mais je n’avais pas le choix.

Vous présentez Rachid Hamdani comme étant le chauffeur de Max Göldi. Or, il est ingénieur et est rentré le 23 février 2010 tandis que Max Göldi a été libéré au mois de juin suivant, non pas « quelques jours » après votre passage…

J’ignorais les détails. Je croyais qu’ils étaient rentrés dans la foulée de mon passage à Tripoli.

Vous êtes la cousine du ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardón. Vous est-il arrivé de parler de l’ex-trésorier du Partido Popular, Luis Bárcenas, accusé de corruption notamment pour son compte occulte à Genève?

Non, en aucun cas. Nous échangeons des textos sur la famille, et quand je suis de passage à Madrid, on se fait des bons petits bistrots.

Vous vous êtes successivement appelée Cécilia Martin, Cécilia Sarkozy et à présent Cécilia Attias. Est-ce troublant ou facile de changer de nom d’usage ? Avez-vous changé de signature à chaque fois ?

Non, j’ai la même signature depuis 30 ans. Un gribouillis inimitable pour mes enfants lorsqu’il s’agissait de duper l’école.

Trente ans… Vous signez donc Martin du nom de votre premier mari ou Ciganez-Albéniz de votre nom de jeune fille ?

Un gribouillis, je vous dis. La base, c’est Cécilia.

Vous évoquez une éventuelle carrière politique pour vous-même. Où en êtes-vous de cette réflexion-là ?

On ne peut pas rester indifférent à la chose politique. Pourquoi ne pas jouer un rôle ? Mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour.

Nicolas Sarkozy savait-il que vous alliez sortir un livre ? En a-t-il pris connaissance avant parution ?

Il a eu mon livre juste avant la parution. Il sait que j’aime écrire. J’ai même écrit quand il était au ministère de l’Intérieur, j’ai plein de pages qui traînent quelque part et n’ont jamais été exploitées.

Vous pensez qu’il se représentera pour 2017 ? C’est à lui qu’il faut le demander.

Vous dites que vous êtes boulimique de musique. Ecoutez-vous Carla Bruni? Euh... Oui, au même titre que d’autres artistes.

Créé: 09.10.2013, 07h14

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