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Présidentielle françaisePour les chefs de partis suisses, Sarkozy c’est fini

Les dirigeants des partis gouvernementaux suisses ne croient guère dans les chances de Nicolas Sarkozy d’inverser la vapeur au second tour de l’élection présidentielle française.

François Hollande, arrivé en tête dimanche devant Nicolas Sarkozy, aborde le second tour en position favorable.
François Hollande, arrivé en tête dimanche devant Nicolas Sarkozy, aborde le second tour en position favorable.
AFP
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Pour les uns le président sortant, devancé par François Hollande au premier tour, paie son côté bling-bling, pour les autres il n’a pas eu de chance.

Pour Christian Lüscher le premier tour de la présidentielle française se caractérise par un effet «vote utile». Le vice- président du PLR, interrogé par l’ats, estime que «les gens ont eu envie de se faire peur et ne l’ont pas fait».

Pas de chance

Selon lui, François Hollande - en tête avec 28,3 à 29% des voix - a «bénéficié des excès de Jean-Luc Mélenchon qui est allé beaucoup trop loin».

Le Genevois pronostique un second tour «difficile» pour Nicolas Sarkozy - en deuxième position avec 25,8 à 27% des voix. Celui-ci a été «le bon président au mauvais moment», considère l’avocat.

«Si un socialiste avait été élu à sa place en 2007, la France serait maintenant dans un bien pire état», poursuit-il, ajoutant que le président sortant n’a simplement «pas eu de chance».

Quoiqu’il en soit, le conseiller national estime que les deux candidats au second tour devront tenir compte du score historique - de 18,2 à 19,6% - de Marine Le Pen (Front national - FN).

Cette «poussée de droite sécuritaire matérialise la grande inquiétude des Français par rapport à l’immigration», analyse Christian Lüscher.

Report des voix crucial

Le score de l’égérie du FN a également «impressionné» Christophe Darbellay. «Elle a réussi ce que son père n’a pas su faire, se rendre fréquentable», relève le président du PDC suisse.

Le Valaisan se montre lui aussi «très réservé» sur les chances du président-candidat: «Ça va être très serré, très difficile», a-t-il dit. Pour le président du PDC suisse, Nicolas Sarkozy aura besoin d’un ralliement très clair des deux candidats de droite, François Bayrou (Modem) et Marine le Pen.

Mais ceci est loin d’être acquis, estime-t-il, confiant avoir lui- même «beaucoup de peine avec Sarkozy, avec ses attaques contre la Suisse». Mais «je voterais quand même pour lui, car ce serait encore pire» avec François Hollande.

Hollande «bien remonté»

Un avis que ne partage pas le socialiste Didier Berberat qui se dit «satisfait» de la soirée. Le conseiller national avait rencontré le candidat socialiste dimanche dernier lorsqu’il représentait le PS suisse au meeting du PS français à Vincennes. «Je l’ai trouvé bien remonté, il s’est un peu dévoilé et libéré au fur et à mesure de la campagne».

Si le Neuchâtelois estime que «c’est bien parti» pour une victoire socialiste le 6 mai, il tient à rester prudent. «La droite a tellement à perdre qu’elle va tout essayer», note-t-il. Il se rassure toutefois en estimant que Marine Le Pen ne va pas appeler à voter Sarkozy.

Le score historique réalisé par le parti d’extrême droite l’a marqué. Didier Berberat y voit «la marque d’un malaise» en France, un «vote protestataire» de la part de «gens largués» par la politique.

Deux «gangrènes» à choix

Pas de surprise, par contre, pour Oskar Freysinger. «J’imaginais que Marine Le Pen allait faire plus que ce que prédisaient les sondages et Mélenchon moins». Le candidat à la vice-présidence de l’UDC regrette toutefois que le score du FN «ne serve à rien». Il fustige un «système politique inadapté» qui permet, selon lui, aux deux principaux partis de se succéder sans permettre de véritable alternative politique.

«La France a maintenant le choix entre une gangrène rapide (Hollande) et une gangrène lente (Sarkozy)», ironise-t-il. Selon lui, le président sortant «est mal» pour le second tour. Il estime que le candidat UMP paie ses «fautes de communication», notamment son côté «bling-bling».

«Il coule plus en raison des formes que des contenus», analyse le Valaisan. Le second tour n’est toutefois pas encore joué, avertit Oskar Freysinger. «Les gens auront peut-être peur d’un type qui veut taxer les fortunes à 75%».

ATS

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