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ViolenceCombats en Ukraine: 12 morts et un hôpital bombardé

Les combats se poursuivent en Ukraine entre le gouvernement et les séparatistes. Un hôpital du fief rebelle de Donetsk a été touché par des tirs.

Un soldat du gouvernement monte la garde à l'entrée de Donetsk, mercredi 4 février. De nouveaux combats ont eu lieu entre séparatistes et troupes ukrainiennes.
Un soldat du gouvernement monte la garde à l'entrée de Donetsk, mercredi 4 février. De nouveaux combats ont eu lieu entre séparatistes et troupes ukrainiennes.
AFP

Douze personnes ont été tuées dans l'est de l'Ukraine en proie à une rébellion séparatiste prorusse, dont quatre civils dans un hôpital bombardé mercredi 4 février dans le fief rebelle de Donetsk, selon des sources officielles.

Un journaliste de l'AFP a vu trois corps de civils gisant devant l'hôpital touché par les bombardements dans le district est de la ville.

L'un des corps reposait sous une couverture devant l'hôpital N°27, dont les fenêtres ont été soufflées par l'explosion, tandis que deux autres gisaient devant un immeuble d'habitation touché, à proximité de l'hôpital.

Morts de chaque côté

Les autorités séparatistes de Donetsk ont fait état de quatre civils tués dans ce bombardement, trois à l'extérieur de l'hôpital et un à l'intérieur.

Ces quatre morts s'ajoutent à quatre civils tués dans l'est du pays au cours des dernières 24 heures, selon des bilans annoncés mercredi matin par Kiev et par les autorités séparatistes.

L'armée ukrainienne a pour sa part fait état de quatre soldats tués et 25 blessés en 24 heures, selon le porte-parole Andriï Lyssenko.

Une trêve pour les blessés ?

Ces nouvelles victimes interviennent au moment même où l'Union européenne réclame une trêve immédiate pour que les civils puissent fuir les combats.Parallèlement, les séparatistes pro-russes poursuivent leur offensive à Debaltseve, une ville stratégique située à 50 kilomètres au nord-ouest de Donetsk, toujours sous contrôle de l'armée ukrainienne mais menacée d'encerclement.

«Les bombardements sont incessants. Nous tentons d'apporter des médicaments et d'évacuer les civils mais cela se fait sous le feu ennemi», a déclaré Ilia Kiva, responsable du ministère ukrainien de l'Intérieur dans la région de Donetsk.

Face à la situation qui ne cesse d'empirer pour les civils, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a appelé mercredi 4 février à une trêve immédiate.

«Les civils doivent pouvoir quitter la zone de conflit en toute sécurité», a-t-elle déclaré dans un communiqué, appelant à «une trêve locale temporaire d'au moins trois jours, prenant immédiatement effet» autour de Debaltseve.

La population de cette ville est passée de 25.000 à 7.000 personnes en quelques jours, a affirmé Amnesty International.

Des duels d'artillerie opposent aussi l'armée ukrainienne aux rebelles le long de la ligne de front, faisant plusieurs dizaines de victimes civiles chaque jour. Au total, le conflit a fait plus de 5.300 morts en dix mois, selon l'ONU.

AFP/ELB

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