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Campagne de SarkozyGuéant dément avoir touché de l'argent libyen

«Jamais je n'ai vu l'argent libyen circuler, ni pour la campagne ni pour quiconque» a affirmé mardi l'ancien ministre Claude Guéant (UMP).

Claude Guéant a démenti tout lien entre cet argent et un éventuel financement libyen de la campagne de 2007.
Claude Guéant a démenti tout lien entre cet argent et un éventuel financement libyen de la campagne de 2007.
AFP

L'ancien ministre UMP Claude Guéant, interrogé mardi sur la découverte d'un virement de 500'000 euros sur son compte, a de nouveau nié tout lien avec un éventuel financement libyen et assuré qu'il n'avait «jamais rien blanchi» et qu'il ne savait «pas comment on fait».

Sur Canal+, ce proche de l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a tranché «de la façon la plus catégorique: cela n'a rien à voir avec un financement libyen».

«Jamais je n'ai vu l'argent libyen circuler, ni pour la campagne ni pour quiconque, et je n'en ai même jamais entendu parler, cela doit être clair», a-t-il insisté.Il a redit que l'argent venait «d'une transaction privée».

«J'avais fait l'acquisition il y a une vingtaine d'années de deux tableaux hollandais qui représentaient des bateaux dans la tempête et je les ai vendus en 2008», a précisé Claude Guéant.

«C'était un achat dans des circonstances personnelles, mais je ne suis pas un investisseur en matière d'art», a nuancé l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

Comme on lui faisait observer que la vente d'art est un classique du blanchiment, selon un responsable des douanes cité par Le Canard enchaîné, qui a révélé l'existence de ces 500'000 euros, Claude Guéant a répondu: «Je n'en sais rien, je n'ai jamais rien blanchi, donc je ne sais pas comment on fait.»

Atteinte à l'honneur

«Le secret de l'instruction est de plus en plus souvent bafoué», a-t-il regretté. «Ces informations qui sont diffusées me portent préjudice, portent atteinte à mon honneur, me peinent», c'est «déloyal», a-t-il ajouté.

Claude Guéant a donné des précisions sur les règlements en espèces révélés également par Le Canard enchaîné. Il a cité «tout au plus une dizaine de factures» pour une somme de 20 à 25'000 euros. Pourquoi cet usage d'argent liquide?

«Parce que les primes de cabinet, comme les primes de milliers de fonctionnaires de l'Intérieur, ont été réglées en espèces et le système a été interrompu au ministère de l'Intérieur plus tard qu'ailleurs précisément parce qu'il y avait des milliers de fonctionnaires qui étaient intéressés et qu'il a fallu rebâtir» un autre système.

«Je suis arrivé pour la première fois au ministère de l'Intérieur en 1977 dans un cabinet et j'ai dès lors bénéficié de primes versées de cette façon», a dit Claude Guéant. «Nous avons mis en terme, sous l'égide de Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur, à ce dispositif et transformé le système en système indemnitaire d'un autre genre, par virement», a précisé l'ex-directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau.

Cette pratique «se faisait avec la tolérance des services fiscaux», a-t-il relevé. Dans le cadre de l'enquête sur un éventuel financement libyen de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy, un versement de plus de 500'000 euros depuis l'étranger sur un compte de Claude Guéant a été découvert, ainsi que des traces de «nombreux et conséquents paiements de factures en liquide», écrit Le Canard enchaîné paru mardi.

Une information judiciaire a été ouverte le 19 avril par le parquet de Paris sur cet éventuel financement libyen.

AFP

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