Passer au contenu principal

En déroute, la gauche est prête à s’allier aux populistes

Après la déconvenue à la présidentielle, les sociaux-démocrates sont sonnés. Une alliance avec le FPÖ n’est pas exclue.

Le chancelier Werner Faymann a démissionné.
Le chancelier Werner Faymann a démissionné.
Keystone

Après leur défaite au premier tour de la présidentielle et la démission de leur leader, le chancelier Werner Faymann, les sociaux-démocrates autrichiens sont déboussolés. Au pouvoir depuis huit ans, le SPÖ doit vite se trouver un nouveau dirigeant. Et aura aussi à débattre sur une possible alliance avec la droite nationaliste du FPÖ (le parti du défunt Jorg Haider). Car en Autriche, ce parti n’est pas tabou. Une coalition «rouge-bleue» a déjà dirigé le pays entre 1983 et 1986. En outre, le SPÖ dirige la région du Burgenland avec la droite nationaliste. L’ex-chancelier SPÖ Franz Vranitzky et le président de la puissante fédération de syndicats ÖGB Erich Foglar se sont déjà prononcés pour une telle ouverture.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.