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«Je suis devenu beaucoup plus radical en prison»

Anders Behring Breivik, auteur d'une tuerie qui a fait 77 morts en 2011, impute sa radicalisation à son isolement carcéral prolongé.

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé jeudi «irrecevable» la plainte du néo-nazi Anders Behring Breivik. (Jeudi 21 juin 2018)
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé jeudi «irrecevable» la plainte du néo-nazi Anders Behring Breivik. (Jeudi 21 juin 2018)
Anders Breivik a encore protesté contre son isolement. L'extrémiste norvégien a saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour dénoncer ses conditions de détention, a déclaré jeudi son avocat. (29 juin 2017)
Anders Breivik a encore protesté contre son isolement. L'extrémiste norvégien a saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour dénoncer ses conditions de détention, a déclaré jeudi son avocat. (29 juin 2017)
archive, AFP
Un mausolée à la mémoire des victimes abattues sur l'île a été érigé en mai dernier.
Un mausolée à la mémoire des victimes abattues sur l'île a été érigé en mai dernier.
Keystone
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Troisième jour du procès en appel de l'extrémiste de droite norvégien. La question de la radicalisation est un élément central du procès qui l'oppose à l'Etat norvégien.

«Je suis devenu plus radical. J'étais radical au départ mais ces cinq dernières années, je suis devenu beaucoup plus radical», a affirmé Breivik dans sa déposition au troisième jour de l'examen de l'appel de l'Etat, condamné l'an dernier pour violation des droits de l'homme en lien avec les conditions de détention de l'extrémiste.

La Norvège a été condamnée en avril pour traitement «inhumain» et «dégradant» en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En cause: l'isolement prolongé du tueur néo-nazi, incarcéré depuis cinq ans et demi à l'écart des autres prisonniers pour des raisons de sécurité.

«Mentalement vulnérable»

Ce régime de détention rend le détenu «mentalement vulnérable», selon son représentant, Øystein Storrvik. «Je suis lourdement affecté par l'isolement et la radicalité est peut-être la séquelle la plus grave de mon isolement», a insisté jeudi Anders Behring Breivik.

L'Etat, lui, conteste qu'il soit isolé. Il fait valoir les multiples activités qui lui sont proposées, sa correspondance avec le monde extérieur et ses nombreuses interactions avec les surveillants, le personnel médical, des pasteurs, ses avocats ou encore un visiteur de prison. Mercredi, il avait justifié les restrictions sur les contacts du tueur avec l'extérieur en l'accusant de vouloir diffuser son idéologie depuis sa prison, y compris via des petites annonces romantiques.

Jugement en février

Délocalisé pour des raisons de sécurité dans la prison de Skien (sud) où Breivik est incarcéré, le procès doit durer jusqu'au 18 janvier, avec un jugement attendu en février.

Condamné en août 2012 à une peine de 21 ans de prison susceptible d'être prolongée indéfiniment, Anders Behring Breivik jouit de conditions matérielles confortables, disposant de trois cellules dotées de téléviseurs, de jeux vidéo et d'appareils de musculation.

Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik avait traqué pendant plus d'une heure les participants d'un camp d'été de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya et abattu 69 d'entre eux. Un peu plus tôt, il avait tué huit autres personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo.

(ats)

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