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Et si après Le Drian, Hollande ralliait Emmanuel Macron?

Poids lourd du quinquennat socialiste, Jean-Yves Le Drian soutient Emmanuel Macron. Les hollandistes sont nombreux... Manque le président.

Le ministre de la Défense est salué à gauche comme à droite. Il soutient Jean-Yves Le Drian.
Le ministre de la Défense est salué à gauche comme à droite. Il soutient Jean-Yves Le Drian.
AFP

Il ne manque plus que François Hollande! Cette remarque, féroce critique ou compliment satisfait selon le camp, surgit de partout pour commenter le ralliement de Jean-Yves Le Drian à Emmanuel Macron.

Le ministre de la Défense, un des hommes forts du quinquennat, soutient le candidat d’En Marche! à la présidentielle. Jean-Yves Le Drian a, entre autres, permis la vente des avions de combat Rafale et les sous-marins militaires. Son action a été salué aussi par la droite. Un renfort de poids pour Emmanuel Macron qui apparaissait fluet aux yeux de beaucoup en matière régalienne (défense, sécurité et police).

Pourquoi imagine-t-on un ralliement bientôt du président de la République? Parce qu’avant Jean-Yves Le Drian, il y a eu un autre rallié: Jean-Pierre Mignard, conseiller politique et ami de toujours de François Hollande. Ces personnalités appartiennent à un petit groupe fondé dans les années 80, sous l’inspiration de Delors, qui s’appelle les «transcourants».

Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Elysée et aussi soutien d’Emmanuel Macron, et François Hollande complétaient cette équipe de réformateurs inspirés par Jacques Delors et Michel rocard.

Reste donc François Hollande pour reformer les «transcourants» qui voulaient construire, bien avant Toni Blair, «une gauche moderne». Macron, l’héritier du hollandisme? Mardi depuis Lille, le principal intéressé a précisé: «J’ai construit ma démarche sur un désaccord de fond avec Hollande.»

Trouver l'équilibre gauche-droite

Désormais favori de la présidentielle, Emmanuel Macron doit veiller à équilibrer sa barque. Car le candidat «ni de gauche ni de droite» a comptabilisé de nombreuses arrivées socialistes, dont celle de l’ex-maire Bertrand Delanoë et des membres du gouvernement Barbara Pompili et Thierry Braillard. Pour faire bon poids, François Bayrou pèse au centre. Et s’ajoutent depuis peu des chiraquiens, tel l’ex-ministre de la Justice Dominique Perben.

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