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Macron fixe les règles d’une équipe à la «suisse»

Le président a donné consigne à ses ministres de respecter la confidentialité et d'être solidaires. A l'inverse de ce qui s'est passé sous Hollande.

La «photo de famille» du gouvernement français après le premier conseil des ministres du président Macron.
La «photo de famille» du gouvernement français après le premier conseil des ministres du président Macron.
Keystone

Chacun à sa place: tel est le message qu’Emmanuel Macron, le nouveau président français, a fait passer lors du premier Conseil des ministres, jeudi.

A lui de donner le cap et du sens à l’action entreprise. Au premier ministre, les arbitrages quotidiens et le moyen terme. Aux ministres, de travailler dans «la collégialité, la discipline, la solidarité et la responsabilité».

De son expérience sous le quinquennat Hollande, Emmanuel Macron semble avoir retenu quelques leçons: pas de communication à outrance; éviter les couacs et déclarations intempestives de ministres. Pour marquer son territoire – celui de la diplomatie et de la sécurité – le président a eu dès jeudi son premier entretien avec le président russe, Vladimir Poutine, dont rien ne filtrait. Il convoquait aussi un Conseil de sécurité dans l’après-midi.

Sur le pluralisme politique de ce gouvernement et la nécessaire recherche du compromis, les Français sont dubitatifs. Il leur suffirait pourtant de constater que cela fonctionne en Suisse. Le chef de l’Etat louait cette diversité, appelant chacun à rester ce qu’il est, mais en invitant les uns et les autres à ne pas se cantonner à leurs étiquettes ou à leurs origines politiques dans l’exercice de leur fonction. Tous, y compris les deux ministres issus des Républicains, devront d’ailleurs soutenir les candidats de la majorité présidentielle. Cela va mieux en le disant.

La nomination de Nicolas Hulot, comme ministre d’Etat à la Transition écologique et solidaire, a aussi fait l’objet d’un commentaire présidentiel. Pour Emmanuel Macron, «une politique industrielle ne peut être moderne si elle ne prend pas en compte les enjeux d’écologie». Concernant l’entrée de l’écologiste au gouvernement, le porte-parole Christophe Castaner indiquait qu’un ministre «ne pose pas de conditions à un président ou à un premier ministre». Les soutiens du président rappelaient, eux, que la transition énergétique, réduisant la part du nucléaire à 50%, se ferait à un rythme réaliste. Et que la transition écologique bénéficierait d’une enveloppe de 15 milliards d’euros.

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