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Crise en italieBerlusconi plonge l'Italie dans une nouvelle crise politique

Sur le point de perdre son immunité parlementaire, Silvio Berlusconi a contraint les ministres de son parti à démissionner. Le premier ministre Enrico Letta a décidé de se soumettre à un vote de confiance du Parlement.

Silvio Berlusconi n'est plus «Cavaliere». Il s'est lui même exclu de l'association des «Chevaliers du travail». Sa condamnation avait poussé certains membres des Chevaliers du Travail a demander l'expulsion.
Silvio Berlusconi n'est plus «Cavaliere». Il s'est lui même exclu de l'association des «Chevaliers du travail». Sa condamnation avait poussé certains membres des Chevaliers du Travail a demander l'expulsion.
AFP
Berlusconi sera bien interdit de mandat pour 2 ans. La Cour de Cassation a confirmé la sentence prononcée dans le procès Mediaset. Cette peine prive Berlusconi du droit de vote et de la possibilité d'être élu. (18 mars 2014)
Berlusconi sera bien interdit de mandat pour 2 ans. La Cour de Cassation a confirmé la sentence prononcée dans le procès Mediaset. Cette peine prive Berlusconi du droit de vote et de la possibilité d'être élu. (18 mars 2014)
AFP
Silvio Berlusconi a également des partisans, à l'instar de cet homme qui porte une pancarte «Berlusconi, tu es un mythe». (30 juillet 2013)
Silvio Berlusconi a également des partisans, à l'instar de cet homme qui porte une pancarte «Berlusconi, tu es un mythe». (30 juillet 2013)
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La décision choc du «Cavaliere» a «créé un climat évident d'incertitude», a commenté dimanche soir le président de la République Giorgio Napolitano à l'issue d'une rencontre avec son Premier ministre Enrico Letta.

A l'issue de cet entretien, M. Letta a annoncé qu'il allait se soumettre mercredi à un vote de confiance du Parlement et qu'il tirerait «les conclusions qui s'imposent» si les députés lui la refusent.

Les élus berlusconiens hésitants?

Le président du Conseil a dit sentir une «hésitation» sur l'attitude à adopter parmi les élus du parti du Peuple de la liberté (PDL) du «Cavaliere» depuis la démission des ministres, officiellement en raison de l'augmentation d'un point du taux de la TVA.

Enrico Letta espère donc que certains élus de centre-droit «ne sont pas d'accord» avec Silvio Berlusconi et sont donc prêts à lui accorder la confiance pour éviter à l'Italie des élections anticipées.

Voix dissidentes

Pour ajouter à la confusion, les cinq ministres du parti du Peuple de la Liberté (PDL) poussés à la démission par leur mentor ont exprimé dimanche leur désarroi. Le vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur Angelino Alfano a estimé qu'il envisageait d'être «berlusconien autrement».

«Silvio Berlusconi est persécuté» par la justice et «je comprends son état d'esprit mais je ne partage pas la ligne de ceux qui le conseillent», a déclaré la ministre de la Santé Beatrice Lorenzin. «Forza Italia», mouvement relancé par le Cavaliere, «nous pousse vers une droite radicale, se ferme aux modérés», s'est-elle plainte.

«Fou et indigne»

«Geste fou», «indigne», «le condamné fait couler l'Italie»: la presse italienne était unanime à condamner la décision du «Cavaliere», qui intervient alors que la troisième économie de la zone euro peine à sortir de la crise.

Même Enrico Letta, à la tête d'un gouvernement de difficile coalition entre la gauche dont il est issu et le centre droit de M. Berlusconi, en a perdu son habituelle sérénité. Il a évoqué «un geste fou et irresponsable, entièrement destiné à protéger les intérêts personnels» du milliardaire aux prises avec la justice.

Assignation à résidence

Le feu couve depuis la condamnation définitive le 1er août de Silvio Berlusconi à quatre ans de prison (ramenés à un seul par une amnistie) pour fraude fiscale. En raison de son âge -il a eu 77 ans dimanche- le magnat des médias n'ira pas derrière les barreaux mais va devoir choisir entre l'assignation à résidence et les travaux d'intérêt général.

Autre perspective humiliante: le Sénat doit se prononcer sous peu sur sa destitution, qui le priverait de son immunité parlementaire. M. Berlusconi redoute dans le même temps d'autres jugements, dont celui dans le procès en appel du «Rubygate» (prostitution de mineure et abus de pouvoir).

Hausse de la TVA

Enrico Letta avait annoncé dès vendredi son intention de poser la question de confiance pour «clarifier» le soutien de son encombrant allié. Et en attendant, il a refusé de se pencher sur un éventuel report de l'augmentation de la TVA (de 21 à 22%) qui entrera donc en vigueur le 1er octobre.

Apparemment conscient de «la compréhensible préoccupation» des militants et députés du PDL, le «Cavaliere» s'est justifié dans un message sur internet. Il a joué le partenaire constructif, affirmant que le PDL était prêt à voter une loi bloquant la hausse de la TVA et même le budget tout entier.

ats

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