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L’étoile de Macron ne pâlit pas hors de l’Hexagone

La France d'Emmanuel Macron redémarre. L'action du président de la république est saluée à l’étranger et par les entrepreneurs. Analyse.

L'image d'Emmanuel Macron est un atout pour la France.
L'image d'Emmanuel Macron est un atout pour la France.
AFP

C’est «Je t’aime, moi non plus» entre la France et Emmanuel Macron. Drôle d’été en effet dans la relation qu’entretiennent les Français et leur président de la République. Et sa cote de popularité de décrocher brutalement durant le mois d’août. La semaine dernière, un sondage Ifop le créditait d’un petit 36% de Français satisfaits de l’action du chef de l’Etat. Ils étaient 62% lorsqu’il a entamé son mandat. Au contraire, la plupart des médias internationaux saluent son action. Et les signaux économiques sont favorables bien que les réformes annoncées n’aient pu encore produire leurs effets.

Jeune leader le plus influent

Personnalité de moins de 40 ans la plus influente du monde. C’est ni plus ni moins la tête du classement «40 under 40» du magazine américain Fortune que prend Emmanuel Macron. Et ce devant le patron de Facebook, Mark Zuckerberg. Pour Fortune, Emmanuel Macron est le «plus jeune leader français depuis Napoléon», qui a «effacé le bipartisme qui gouvernait le pays depuis des générations».

De toute évidence, du côté anglo-saxon, l’action d’Emmanuel Macron plaît. «Il a déjà démontré qu’il est prêt à remettre en question les privilèges et à transformer la société française d’une façon dont ses prédécesseurs ont été incapables», écrit The Independant pour ses 100 jours. Tout en renvoyant dos-à-dos ses détracteurs tricolores qualifiés de «traditionalistes du camp de gauche comme de droite».

Pour The Economist, Emmanuel Macron est également en bonne position pour réaliser ce que d’aucuns pensent infaisable: réformer la France. Si la prestigieuse publication anglo-saxonne insiste sur l’union des mécontentements que le président français devra affronter cet automne, elle met aussi en exergue la perte d’influence des syndicats les plus radicaux. La politique de concertation et de consensus – 56 réunions avec les syndicats pour la ministre du Travail – aurait aussi diffusé plus largement le bien-fondé de la réforme du code du travail auprès de l’opinion publique. A vérifier prochainement!

L’inversion de la courbe…

Et le chômage baissa. Avec 9,1%, il est revenu au niveau de début 2012, à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Bref, tout va mieux pour la France d’Emmanuel Macron, qui voit la construction de logements, la création d’emplois, les ventes de voitures et le tourisme progresser. Tous les indicateurs qui annoncent le redémarrage sont au vert.

Cette embellie est-elle due à la politique d’Emmanuel Macron? L’économiste Patrick Artus ne le croit pas; il estime, dans le JDD, que «l’amélioration [est] due à la conjoncture mondiale, 20% à la politique de la Banque centrale européenne et 20% aux mesures de François Hollande».

«Il y a un effet Macron indéniable!» pense Geoffroy Roux de Bézieux. Le numéro 2 du Medef, la principale organisation des patrons français, ne contredit pas pour autant l’analyse de l’effet d’aubaine d’une France boostée par la croissance mondiale. Mais, selon lui, l’image jeune, probusiness et attractive du président français est un atout énorme pour l’investissement. Et d’insister encore sur les facteurs psychologiques, notamment auprès des PME. «L’économie de marché, c’est l’économie de la confiance. Une majorité de petits patrons est optimiste vis-à-vis de l’action du gouvernement», soutient le cadre du Medef. Encore une fois, les planètes semblent s’aligner favorablement pour Emmanuel Macron.

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