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Fin du procès des indépendantistes catalans

Les participants à la tentative de sécession de la Catalogne de 2017 risquent jusqu’à 25 ans de prison.

Le principal accusé du procès des leaders séparatistes catalans est Oriol Junqueras, ancien vice-président de la communauté autonome.
Le principal accusé du procès des leaders séparatistes catalans est Oriol Junqueras, ancien vice-président de la communauté autonome.
Lluis Gene/AFP

Désobéissance d’accord, mais rébellion sûrement pas. Le procès des dirigeants indépendantistes catalans s’achève ce mercredi à Madrid et, jusqu’au bout, leurs avocats auront revendiqué le caractère symbolique des agissements de leurs clients. Les douze hommes sont jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession pilotée depuis le gouvernement régional, à l’automne 2017, qui avait culminé avec l’organisation d’un référendum illégal puis une déclaration d’indépendance unilatérale de la Catalogne.

Les accusés s’apprêtent à vivre le dernier jour de quatre mois d’un procès-fleuve qui a polarisé l’Espagne. Devant les magistrats de la Cour suprême ont en effet défilé 422 témoins, y compris l’ancien chef du gouvernement, Mariano Rajoy, sa numéro 2 ainsi que son ministre de l’Intérieur de l’époque. Mais ce mercredi, la parole est aux accusés. Ils auront quinze minutes chacun pour tenter une dernière fois de convaincre le tribunal avant qu’il ne commence à délibérer.

Ils savent que les témoignages n’ont rien débloqué ni rien changé durant les longues sessions du procès. Du côté du Parquet, les procureurs maintiennent leur accusation pour rébellion. Ils considèrent que les prévenus ont abusé de leur pouvoir, profitant de leurs responsabilités publiques, pour établir un plan concerté, en poussant la population au tumulte, dans le but de renverser l’ordre constitutionnel et d’opérer ce qu’ils qualifient de «coup d’État».

Le Parquet réclame des lourdes peines, jusqu’à 25 ans de prison pour Oriol Junqueras, l’ex-numéro 2 du gouvernement catalan, le principal accusé en l’absence de l’ancien président régional Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique.

De leur côté, les avocats défendent l’action pacifique des accusés qui, selon eux, n’ont jamais réellement prétendu renverser l’ordre établi. Ils définissent la déclaration d’indépendance comme un simple geste symbolique sans conséquence juridique. «Parler de coup d’État, c’est confondre la désobéissance et la rébellion», plaide Me Andreu Van den Eynde, qui appelle à chercher une solution politique plutôt que des condamnations judiciaires. Sans attendre le verdict, qui devrait être rendu à l’automne, il a déjà prévenu qu’il porterait l’affaire devant le Tribunal européen des droits de l’homme.

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