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«À la fin, s’il y a 28 Brexit, nous serons 28 colonies!»

Face aux États-Unis et à la Chine, l’Union européenne vit un défi existentiel, lance à Genève l’ancien premier ministre italien Enrico Letta.

Au centre, Enrico Letta, ancien premier ministre italien
Au centre, Enrico Letta, ancien premier ministre italien
EPA

Au fond, c’est aussi simple que ça: «S’il devait y avoir 28 Brexit, chacun de ces 28 pays devrait choisir entre devenir une colonie des États-Unis ou de la Chine.» Il a le sens de la formule, Enrico Letta. L’ancien premier ministre italien était ce lundi soir à Genève pour une conférence au Graduate Institute (IHEID) sur «l’Union européenne dans la géopolitique mondiale». Doyen de la Paris School of International Affairs (Sciences Po), il a énuméré trois défis cruciaux pour la survie de l’Union et pour sa capacité à faire le poids face à Pékin et Washington. Trois des défis majeurs sur lesquels la Commission européenne sera certainement jugée.

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