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Greenpeace alerte sur la sécurité des centrales nucléaires

Des experts pointent des failles sécuritaires en France et en Belgique face au terrorisme.

Selon ces spécialistes indépendants en sûreté nucléaire, les piscines d’entreposage de combustible nucléaire usé des centrales françaises et belges sont très mal protégées face aux risques d’acte malveillant et d’attaque terroriste.(Photo d'illustration)
Selon ces spécialistes indépendants en sûreté nucléaire, les piscines d’entreposage de combustible nucléaire usé des centrales françaises et belges sont très mal protégées face aux risques d’acte malveillant et d’attaque terroriste.(Photo d'illustration)
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Alarmant. Sept experts internationaux mandatés par l’ONG Greenpeace France mettent en garde contre des failles sécuritaires dans les centrales nucléaires françaises et belges en cas d’attaque ou d’acte de malveillance. Les conclusions de la version résumée du rapport, expurgée des informations sensibles et rendue publique mardi matin, sont des plus inquiétantes.

Selon ces spécialistes indépendants en sûreté nucléaire, les piscines d’entreposage de combustible nucléaire usé des centrales françaises et belges sont très mal protégées face aux risques d’acte malveillant et d’attaque terroriste. Ces bassins servant à refroidir des matières hautement radioactives sont particulièrement exposés aux risques d’attaque par avion et par hélicoptère et ne résisteraient pas à des tirs d’armes antichars, explique le rapport commandé par l’ONG de défense de l’environnement.

Catastrophe majeure

Des attaques de ce type pourraient donc provoquer «une catastrophe nucléaire majeure», mettant les populations en danger dans des rayons allant jusqu’à 250 km autour des centrales, estime Greenpeace, qui relève que contrairement au bâtiment contenant le réacteur, les piscines de combustible usé ne sont pas protégées par une enceinte de confinement renforcée. «Il s’agit pourtant des bâtiments qui contiennent le plus de radioactivité dans les centrales nucléaires», explique l’organisation écologiste.

L’ONG demande aux autorités et aux opérateurs concernés, Engie Electrabel en Belgique et EDF (Electricité de France), de prendre leurs responsabilités, au lieu de se retrancher derrière l’excuse du secret défense. «Il faut briser l’omerta sur les risques qui planent sur les centrales nucléaires», estime Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France.

«Bunkériser» d'urgence

L’ONG demande notamment à EDF de réaliser des travaux nécessaires pour «bunkériser» ces installations pour un coût estimé à environ un milliard d’euros par piscine selon Yves Marignac, directeur de l’agence d’étude et de conseil WISE-Paris et coauteur du rapport. «EDF travaille en coopération étroite avec l’Etat français pour assurer en permanence la protection des centrales nucléaires», a déclaré une porte-parole de l’électricien public, ajoutant que la conception des piscines de combustible intégrait les risques de séisme et d’inondation, mais aussi d’attaque terroriste.

De son côté, Areva, le géant français du nucléaire, a déclaré que le risque terroriste était pris en compte par le groupe et les autorités depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, avec des procédures renforcées dans le cadre du plan Vigipirate actuellement en vigueur.

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