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ProtestationGreenpeace pénètre dans une centrale en France

Quelque 30 militants de Greenpeace ont pénétré lundi à l'aube sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin, dans le sud-est de la France, pour y dénoncer les risques d'accident.

La centrale nucléaire du Tricastin.
La centrale nucléaire du Tricastin.
AFP

Une trentaine de militants de Greenpeace ont pénétré lundi à l’aube sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) pour y dénoncer les risques d’accident. Parmi eux, une vingtaine ont été interpellés en début de matinée, selon le ministère français de l’Intérieur.

Les militants, plusieurs dizaines selon Greenpeace et la gendarmerie, sont entrés sur le site vers 05h00, selon la chargée de communication de l’organisation écologiste, Isabelle Philippe.

Ils ont déployé une banderole au niveau des réacteurs 1 et 3, où il pouvait être lu: «Tricastin: accident nucléaire» et «François Hollande: président de la catastrophe?». Une autre banderole portant le même message a été déployée un peu plus tard autour du réacteur 1 de la centrale, selon la même source.

Au total, sur une trentaine de personnes, 22 militants, de nationalité française, italienne, roumaine et espagnole, ont été interpellés, selon le ministère de l’Intérieur. Les autorités ont souligné qu’aucun d’entre eux n’a pu «accéder aux zones sensibles de la centrale, notamment les salles de commande».

Pas de risque pour la sécurité

Les deux banderoles ont également été décrochées, selon Greenpeace. «C’est une action médiatique qui ne représente pas de danger pour la sécurité des installations», a insisté M. Brandet. «Il n’y a pas eu de pénétration dans les enceintes de sécurité», a renchéri une porte-parole d’EDF, ce qu’a contesté l’organisation écologiste.

«Greenpeace veut pointer du doigt toutes les failles de sécurité dans la production d’énergie nucléaire», a par ailleurs dit Isabelle Philippe. Et de rappeler que, selon le classement de l’organisation écologiste, «Tricastin est une des centrales les plus dangereuses, une des cinq à fermer en priorité, notamment du fait des fissures du réacteur 1».

Et Greenpeace estime que la question du «risque nucléaire» n’a jamais été abordée dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, dont les recommandations doivent être validées jeudi.

Le sénateur Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Jean-Vincent Placé a salué lundi sur la radio Europe 1 l’«action citoyenne» des militants de Greenpeace et a demandé à François Hollande «la confirmation de la fermeture de la centrale de Fessenheim à l’automne».

Défauts détectés

Mise en service en 1980, la centrale du Tricastin a fabriqué 24 milliards de kWh en 2012. Une production qui équivaut à la consommation d’environ 3,5 millions d’habitants et qui répond aux besoins énergétiques de 45 % de la région Rhône-Alpes, selon EDF. Elle emploie 1373 salariés du groupe d’électricité et 500 sous-traitants permanents.

Une vingtaine de «défauts sous revêtement» avaient été détectés dans les années 2000 sur la cuve du réacteur numéro un, sans qu’il y ait de danger, car ils n’évoluent pas, selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Pour les porte-parole d’EELV en Ardèche, département voisin de la Drôme, la «facilité avec laquelle les militants ont pu pénétrer sur le site est en soi inquiétante», mais «cette action nous rappelle surtout l’urgence qu’il y a à fermer ce site nucléaire». Les ministres de l’Intérieur et de l’Energie, Manuel Valls et Philippe Martin, ont demandé un rapport d’inspection sur les conditions de cette intrusion.

AFP

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