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Julian Assange dénonce un réseau mondial de surveillance

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a dénoncé devant l'ONU à Genève un réseau transnational de surveillance qui se développe de manière incontrôlée.

Comme ici pour une conférence en Allemagne le 13 septembre, Julian Assange s'est exprimé à l'ONU à Genève par vidéoconférence.
Comme ici pour une conférence en Allemagne le 13 septembre, Julian Assange s'est exprimé à l'ONU à Genève par vidéoconférence.
Keystone

Le fondateur de Wikileaks Julian Assange a dénoncé mercredi le développement d’un réseau transnational incontrôlé de surveillance des individus et des Etats au mépris de l’état de droit. Il s’exprimait à l’ONU à Genève par vidéoconférence depuis l’ambassade de l’Equateur à Londres. Dans un événement organisé en marge du Conseil des droits de l’homme par la mission d’Equateur sur les récentes révélations de pratiques d’espionnage, Julian Assange a appelé la communauté internationale à réagir à «une menace vraiment inquiétante»: la création d’un réseau transnational de surveillance des Etats et des individus.

De manière incontrôlée

«Ce système mondial de surveillance se développe de manière complètement incontrôlée. Il est si secret, si compartimenté que plus personne ne comprend ce qui est en train de se passer, même les Américains», a déclaré via Skype Julian Assange devant plus de 200 personnes, diplomates, journalistes, représentants d’ONG au Palais des Nations.

«Chaque individu dans cette salle est une cible», a-t-il dit aux participants. Ce réseau est constitué des services de renseignements des Etats-Unis et de ses alliés qui travaillent avec de nombreuses entreprises privées, a-t-il précisé.

Un nouveau monde secret

«Ce réseau se développe de manière incontrôlée, c’est un nouveau monde secret, qui peut conduire à l’effondrement des droits fondamentaux», a averti l’Australien.

Il a dénoncé à la fois les organismes de cartes de crédit qui livrent leurs informations à Washington au mépris de la souveraineté nationale, les drones, de moins en moins chers, exécutant à distance des individus en dehors de toute procédure légale, l’espionnage de masse, la détention ou l’exil de journalistes et de leurs sources.

«Les frontières sont en état de décomposition», a affirmé Julian Assange, en évoquant le risque d’«une complète faillite des normes des droits humains» basés sur la souveraineté des Etats.

Appel à la communauté internationale

«Si nous voulons conserver un ordre international civilisé, le seul espoir est de faire respecter les normes internationales, y compris par des sanctions politiques et des procédures légales», a déclaré le fondateur de Wikileaks.

Il a appelé la communauté internationale et la société civile à se rassembler pour combattre cette évolution, y compris par l’adoption de nouvelles règles. Lors du débat, l’expert indépendant pour la promotion d’un ordre démocratique équitable Alfred de Zayas lui a fait écho en affirmant que «le secret est l’ennemi de la démocratie».

«Il y a une guerre contre les lanceurs d’alerte, une guerre contre les journalistes indépendants. Le cas de Julian Assange est un cas emblématique d’une énorme importance pour les droits humains», a affirmé l’expert, en demandant au Conseil des droits de l’homme de prendre position face à la «détention illimitée de Julian Assange» et au refus de la Grande-Bretagne de lui accorder un sauf-conduit hors de l’ambassade d’Equateur.

Le respect à la vie privée fait l’objet d’une autre table ronde vendredi à l’ONU en marge du Conseil, à l’initiative de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Autriche notamment.

(ats)

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